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"Femmes solidaires contre la violence : entraide et sensibilisation en Hainaut occidental"

26-02-2001 Alter Échos n° 92

En 1988, à la suite d’un colloque organisé par le Parlement européen, un groupe de femmes de la région de Tournai décidait de s’attaquer au problème de laviolence conjugale. Table ronde, conférences-débats, démarches auprès des autorités judiciaires et réflexions à l’intérieur du groupeconduisaient à l’édition, en 1991, d’une première brochure sur les droits des femmes et les aides dont peuvent bénéficier les victimes de violences conjugales.
En 1996, le groupe, qui s’est étoffé et rassemble des femmes et des hommes d’horizons professionnels (médecins, assistants sociaux, psychologues, éducateurs,juristes,…) et philosophiques divers, se constitue en asbl : “Femmes solidaires contre la violence”.
Après des démarches répétées, l’association obtient du CPAS de Tournai l’ouverture d’une maison d’accueil pour femmes battues.
L’année suivante paraît une deuxième édition de leur brochure “Femmes battues, maltraitées : que faire pour en sortir ?”. Complétée et largementdiffusée dans l’ensemble du Hainaut occidental, en même temps que des tracts et des affiches, cette deuxième édition est publiée grâce au soutien financier dela gendarmerie.
En 1999, l’association met sur pied des rencontres – elles se poursuivent – avec les services d’urgence et les services sociaux des hôpitaux ; il s’agit de sensibiliser ces derniersà la psychologie et aux problèmes des femmes battues, de manière à améliorer les conditions de leur accueil et de leur prise en charge.
Mais “Femmes solidaires contre la violence”, c’est aussi une présence effective “sur le terrain”. Durant toutes ces années, l’association a multiplié les contacts avec des femmesbattues, orientant celles-ci soit vers les services compétents, soit vers les membres de l’asbl qui pouvaient leur venir en aide.
Devant le “succès” (une femme sur trois serait victime de violence physique dans son couple, selon les statistiques officielles) rencontré par la brochure “Femmes battues,maltraitées”, une troisième édition vient d’être réalisée.
Outre l’information du public, la sensibilisation et la formation des professionnels confrontés au problème, l’écoute et l’accueil des victimes, l’association s’attache aussià développer l’aspect prévention. En partenariat avec des centres de planning familial, le Service d’aide à l’intégration sociale de Tournai et l’asbl “Canal J”,”Femmes solidaires contre la violence” organise des animations auprès des jeunes dans les écoles. Basées sur le principe du théâtre-forum, ces animations visent lesjeunes étudiants âgés de 15 à 20 ans et les amènent à réfléchir sur des questions telles que la jalousie, le respect des libertés dechacun dans le couple, les limites de l’acceptation, etc.
Enfin, en collaboration avec la Province de Hainaut, un groupe de parole pour femmes victimes de la violence a également été mis sur pied. Lieu de partage d’expériencescommunes, ce groupe offre à ses participantes la possibilité de s’exprimer (alors qu’elles ont souvent surtout appris à se taire…) et le moyen de mieux comprendre lesmécanismes de la violence conjugale. Il fonctionne deux fois par mois à Tournai.
1 Femmes solidaires contre la violence, av. Résidence Saint-Marcq 3 à 7500 Tournai, tél. et fax : 069 22 733 ou 069 22 75 24, e-mail : fscv@skynet.be

Agence Alter

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