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Echo Santé, un réseau de boîtes aux lettres pour l’information des Louviérois en matière de santé

La santé de chacun dépend de facteurs multiples. La situation économique, sociale, environnementale, culturelle et pédagogique, par exemple. Mais comment savoir si toutva bien ? À La Louvière, on s’est penché sur la question : du 14 janvier au 9 février 2002, « La Louvière Ville-Santé »1s’est inscrite au cœur d’une étude sociologique menée par l’Unité de sociologie de l’UCL2. À l’issue de celle-ci,sociologues, citoyens volontaires et professionnels de la santé se sont spontanément interrogés sur la manière de répondre concrètement auxpréoccupations de la population et de réduire ses incertitudes en matière de santé. La mise en place d’un espace de réflexion collective3s’est imposée spontanément aux participants qui ont poursuivi leurs rencontres au-delà de l’étude.

28-07-2005 Alter Échos n° 147

La santé de chacun dépend de facteurs multiples. La situation économique, sociale, environnementale, culturelle et pédagogique, par exemple. Mais comment savoir si toutva bien ? À La Louvière, on s’est penché sur la question : du 14 janvier au 9 février 2002, « La Louvière Ville-Santé »1s’est inscrite au cœur d’une étude sociologique menée par l’Unité de sociologie de l’UCL2. À l’issue de celle-ci,sociologues, citoyens volontaires et professionnels de la santé se sont spontanément interrogés sur la manière de répondre concrètement auxpréoccupations de la population et de réduire ses incertitudes en matière de santé. La mise en place d’un espace de réflexion collective3s’est imposée spontanément aux participants qui ont poursuivi leurs rencontres au-delà de l’étude.

Ainsi est né le projet de construire un réseau d’information et d’échanges à propos des besoins de santé dans la ville de La Louvière par lescitoyens et pour les citoyens… Le réseau a été baptisé « Echo Santé ». Il a pour mission de récolter, au moyen d’une quarantaine deboîtes aux lettres installées dans divers lieux publics4 des informations, des questions, des plaintes, des suggestions, émanant des habitants. Les boîtes aux lettres serontrelevées périodiquement et leur contenu sera discuté de manière efficace et correcte avec des professionnels de la santé. Les réponses parviendront àla population à travers le bulletin communal La Louvière à la Une. Le réseau organisera par ailleurs des soirées forums et des ateliers d’échanges,dans les quartiers autour du thème de la santé.

La campagne « Et si on parlait santé ? » sera lancée au mois de septembre. Elle a obtenu le soutien de la Ville de La Louvière, et reçu une subvention de laministre de l’Aide à la Jeunesse, de la Santé et du Sport de la Communauté française, Nicole Maréchal, dans le cadre du programme « Vers des politiquescommunales de Santé ». « Il faut arrêter de penser que la santé est l’apanage du seul secteur médical. La promotion de la santé a pour ambitiongénérale l’amélioration de la santé, de la qualité de la vie, à la fois des individus et des collectivités. Il faut arrêter aussid’employer le paternalisme et le ton moralisateur pour faire passer le message. Nous travaillons énormément en Communauté française sur l’éducationà la santé. Les actions se développent dans la participation des individus et des groupes, dans la proximité avec les pouvoirs publics. À ce niveau, les communesont un rôle important à jouer. Ce projet est une bonne illustration de la participation des citoyens à la vie communale. »

Le subside court pour une période de deux ans. Un premier bilan sera dressé l’année prochaine.

1. La Louvière Ville-Santé, Service Promotion de la santé, Ville de La Louvière, rue de la Loi, 30 à 7100 La Louvière, tél. : 064 27 79 66, fax :064 27 80 80.
2. Dix séances de travail sur la santé ont été organisées. Une quinzaine de Louviérois ont dialogué avec un échevin de la santé, uneépidémiologiste, un journaliste en santé publique, un conseiller en prévention, un dramaturge, un animateur de jeunes, un éco-toxicologue, un prof de taï-chi,un docteur pratiquant la médecine gratuite. Un rapport de 424 pages a été rédigé. La recherche sociologique a été menée par J. Pierart,chercheur en sociologie.
3. Un espace de réflexion permettant de produire, recevoir, contredire et échanger de l’information entre des habitants et des personnes jugées compétentes pourrépondre à ces incertitudes.

4. Les boîtes aux lettres seront disponibles à l’hôtel de ville de La Louvière (place communale), l’hôtel de ville de Houdeng-Goegnies (rue des Trieux),l’hôtel de ville de Haine-Saint-Pierre (Grand-place, 1), l’hôtel de ville de Saint-Vaast (place communale), l’hôtel de ville de Strépy-Bracquegnies (placecommunale) ; à l’inspection médicale scolaire de Bracquegnies (064 66 31 50), à Format 21 (064 22 74 08), au CPAS (064 88 52 41), à l’Espace Vital –Maison de la Promotion de la Santé (064 27 79 66).

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