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Demandeurs d’asile : leurre des comptes

Bien qu’il s’agisse d’une obligation légale, certaines banques refusent d’ouvrir un compte aux demandeurs d’asile. Pourtant, ce service financier est primordial pour les aider à s’intégrer et à couvrir les besoins essentiels de leur vie quotidienne.

Les banques, hors la loi en refusant l’ouverture de comptes à des demandeurs d’asile ou des sans-papiers ?

Bien qu’il s’agisse d’une obligation légale, certaines banques refusent d’ouvrir un compte aux demandeurs d’asile. Pourtant, ce service financier est primordial pour les aider à s’intégrer et à couvrir les besoins essentiels de leur vie quotidienne.

Fabienne (*) est tutrice d’un jeune demandeur d’asile syrien. En prenant rendez-vous avec diverses banques pour lui ouvrir un compte bancaire, les déconvenues se sont rapidement enchaînées. «Dès le départ, en m’adressant aux guichets, on m’a répondu que cela allait être très compliqué, ne serait-ce que pour avoir un rendez-vous. Chez ING, le document d’identification en ma possession – l’annexe 26, premier document que les demandeurs d’asile reçoivent – n’était pas suffisant alors que Febelfin (NDLR : la Fédération belge du secteur financier) indique sur son site qu’il l’est pour prouver son identité pour pouvoir ouvrir un compte», explique-t-elle.
«L’ouverture d’un compte en banque reste une mission quasiment impossible pour les personnes demandeuses d’asile ou réfugiées.», Julien Collinet, Financité
Un cas loin d’être rare. Il y a peu, Wafiq, jeune demandeur d’asile palestinien, s’est vu lui aussi refuser pour la deuxième fois l’ouverture d’un compte courant chez BPost Banque alors qu’il avait les documents nécessaires. Finalement, BPost, via son médiateur, a reconnu qu’il s’agissait d’une erreur et a annoncé que la situation...

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Bien qu’il s’agisse d’une obligation légale, certaines banques refusent d’ouvrir un compte aux demandeurs d’asile. Pourtant, ce service financier est primordial pour les aider à s’intégrer et à couvrir les besoins essentiels de leur vie quotidienne.

Fabienne (*) est tutrice d’un jeune demandeur d’asile syrien. En prenant rendez-vous avec diverses banques pour lui ouvrir un compte bancaire, les déconvenues se sont rapidement enchaînées. «Dès le départ, en m’adressant aux guichets, on m’a répondu que cela allait être très compliqué, ne serait-ce que pour avoir un rendez-vous. Chez ING, le document d’identification en ma possession – l’annexe 26, premier document que les demandeurs d’asile reçoivent – n’était pas suffisant alors que Febelfin (NDLR : la Fédération belge du secteur financier) indique sur son site qu’il l’est pour prouver son identité pour pouvoir ouvrir un compte», explique-t-elle.
«L’ouverture d’un compte en banque reste une mission quasiment impossible pour les personnes demandeuses d’asile ou réfugiées.», Julien Collinet, Financité
Un cas loin d’être rare. Il y a peu, Wafiq, jeune demandeur d’asile palestinien, s’est vu lui aussi refuser pour la deuxième fois l’ouverture d’un compte courant chez BPost Banque alors qu’il avait les documents nécessaires. Finalement, BPost, via son médiateur, a reconnu qu’il s’agissait d’une erreur et a annoncé que la situation...

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Pierre Jassogne

Pierre Jassogne

Journaliste (social, justice)

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