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Dans la « jungle » de Calais, en vers et contre tout

Malgré le froid et la détresse, réfugiés et bénévoles tentent de bricoler comme ils peuvent une vie normale dans la «jungle de Calais». C’est le cas de l’école laïque du chemin des Dunes, lieu d’apprentissage mais aussi refuge paisible pour les hommes, femmes et enfants du camp de réfugiés.

Malgré le froid et la détresse, réfugiés et bénévoles tentent de bricoler comme ils peuvent une vie normale dans la jungle de Calais. C’est le cas de l’école laïque du chemin des Dunes, lieu d’apprentissage mais aussi refuge paisible pour les hommes, femmes et enfants du camp de réfugiés.Le vent glacial balaye la jungle de Calais, ancienne décharge publique d’environ 15 hectares, devenue le campement de plusieurs milliers de réfugiés(1)… Les bâches se gonflent d’air et les toiles des tentes claquent. Sur le chemin des Dunes, l’une des routes principales qui bordent le camp, des réfugiés slaloment entre les nids-de-poule à la taille de cratères sous une pluie battante. Ils tentent d’arriver en tête à la distribution de couvertures. La file s’allonge de seconde en seconde devant le camion… Ces scènes du quotidien, Olivier Vanderaa les a déjà vues plusieurs fois. Mais en cette journée de novembre, il ne peut s’empêcher de se demander comment les habitants de la jungle vont survivre à l’hiver. Toutes les deux semaines depuis juillet, ce quinquagénaire bruxellois, auteur de poésie, se rend à Calais pour donner des ateliers de slam. «Je suis arrivé ici par hasard. J’ai rencontré à Bruxelles l’une des artistes bénévoles très actives dans la Jungle. Elle m’a mis en contact avec Virginie qui m’a proposé de venir donner des ateliers de slam à l’école laïque du chemin des Dunes. J’ai réfl...

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Manon Legrand

Manon Legrand

Coordinatrice Alter Échos, journaliste (social, logement, environnement)

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