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CPAS : « Pour nous, la crise sociale, c’est maintenant » 

Le Covid a chamboulé les CPAS. Il a fallu mettre en place d’autres outils de travail social mais surtout aider ceux qui n’auraient jamais imaginé se retrouver un jour au CPAS. Des aides sociales en plus grand nombre, davantage de bénéficiaires et de financement public, les chiffres s’affolent. Et ce n’est que le début.

© Flickrcc David Holmes

Allô le CPAS? Le téléphone sonne dans le vide. Trois, quatre essais. Personne ne décrochera. Ailleurs, on est invité à laisser un message, mais la boîte est pleine. Il faut envoyer un mail et s’armer de patience. «L’accès aux services du CPAS est un gros problème, soupire cette assistante sociale du CPAS de Namur, qui travaille, elle, dans un service de deuxième ligne. Atteindre un travailleur social par téléphone est vraiment difficile. Le fait qu’il ne soit pas dans son bureau mais uniquement joignable par e-mail ou sur son GSM privé complique les choses. Les centrales téléphoniques sont saturées. Pour certains dossiers, il faut attendre plusieurs semaines pour avoir une réponse. Et ne parlons pas des difficultés pour les usagers qui ne sont pas équipés sur le plan informatique et à qui on demande de scanner des documents alors qu’ils n’ont pas d’imprimante.» 

L’épidémie a bouleversé le fonctionnement des CPAS. Il a fallu réaménager en urgence le travail social compte tenu des contraintes sanitaires. «Faire une enquête sociale par téléphone, ce n’est pas évident», explique Alain Vaessen, directeur de la Fédération des CPAS wallons. Organiser les délibérations du Conseil de l’action sociale à distance, amener les travailleurs sociaux à emporter chez eux les dossiers des usagers, autant de pratiques qui heurtent a priori l’obligation de secret professionnel et de protection ...

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Allô le CPAS? Le téléphone sonne dans le vide. Trois, quatre essais. Personne ne décrochera. Ailleurs, on est invité à laisser un message, mais la boîte est pleine. Il faut envoyer un mail et s’armer de patience. «L’accès aux services du CPAS est un gros problème, soupire cette assistante sociale du CPAS de Namur, qui travaille, elle, dans un service de deuxième ligne. Atteindre un travailleur social par téléphone est vraiment difficile. Le fait qu’il ne soit pas dans son bureau mais uniquement joignable par e-mail ou sur son GSM privé complique les choses. Les centrales téléphoniques sont saturées. Pour certains dossiers, il faut attendre plusieurs semaines pour avoir une réponse. Et ne parlons pas des difficultés pour les usagers qui ne sont pas équipés sur le plan informatique et à qui on demande de scanner des documents alors qu’ils n’ont pas d’imprimante.» 

L’épidémie a bouleversé le fonctionnement des CPAS. Il a fallu réaménager en urgence le travail social compte tenu des contraintes sanitaires. «Faire une enquête sociale par téléphone, ce n’est pas évident», explique Alain Vaessen, directeur de la Fédération des CPAS wallons. Organiser les délibérations du Conseil de l’action sociale à distance, amener les travailleurs sociaux à emporter chez eux les dossiers des usagers, autant de pratiques qui heurtent a priori l’obligation de secret professionnel et de protection ...

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Martine Vandemeulebroucke

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