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Ce 22 novembre, le gouvernement bruxellois a adopté une “note évaluant et fixant les nouvelles orientations du projet pilote des ‘Contrats de noyaux commerciaux'”, sur proposition duministre Éric Tomas, en charge de l’Économie1. À ce jour, le contenu de cette évaluation reste tenu confidentiel. Les seuls éléments dévoilésportent sur les faits suivants : d’une part, plusieurs problèmes sont apparus dans le déroulement du projet2 et, d’autre part, il apparaît nécessaire de poursuivre ceprojet “qui a permis de développer une nouvelle culture de la gestion des noyaux commerciaux en déclin au sein de la Région de Bruxelles-Capitale”.
Sur la base des bonnes pratiques3, le gouvernement a décidé de renouveler l’expérience pour une période de trois ans4, par le biais d’une nouvelle approche fondéesur les principes suivants :
> “Un renforcement de la démarche stratégique : tous les projets seront gérés à partir d’un plan stratégique élaboré en concertation avectous les partenaires concernés (communes, riverains, commerçants, entreprises) ;
> Un renforcement de la coordination du projet pour mettre sur pied des actions transversales menées à l’échelle de l’ensemble des noyaux participants au projet. Dans cecadre, le rôle de l’asbl faîtière “Revitaliser les quartiers commerçants” est confirmé ;
> Le développement des partenariats locaux. L’action entreprise et les résultats seront valorisés afin de favoriser un meilleur engagement du secteur privé etd’encourager les asbl locales à élargir le partenariat en place ; cet encouragement passant par l’ouverture progressive à l’ensemble des acteurs publics, privés etassociatifs du quartier (organes culturels, entreprises, immobiliers, propriétaires, associatif, etc.) “
Par ailleurs, il a été décidé “d’élargir l’expérience à trois quartiers commerçants de l’hyper centre en vitalité faible ou moyenne etde la première couronne qui ne sont pas encore couverts par un contrat de noyau commercial : chaussée de Mons – Anderlecht (porte d’Anderlecht), rue de Flandres – Bruxelles-Ville et ruede Brabant – Schaerbeek.” Ceux-ci sont en effet particulièrement défavorisés en matière de rénovation urbaine (contrat de quartier, etc.).
Au cours de la première année, la priorité portera surtout sur le recrutement d’une personne par noyau. Celle-ci aura pour mission de “préparer l’élaboration ducontrat de noyau commercial : élaboration des partenariats, analyse de besoins du quartier…” Après cette période, le gouvernement statuera sur l’inclusion définitivede ces trois noyaux dans le dispositif.
1 Bd du Régent 21-23 à 1000 Bruxelles, tél. : 02 506 33 11, fax : 02 513 50 80.
2 Certains échecs et problèmes ont parfois été le fait de tensions entre les agents locaux de développement (ADC) et les pouvoirs locaux ou encore entre les ADC etles représentants des quartiers (comités de quartier, etc.).
3 Révélées entre autres dans le “Guide des bonnes pratiques de revitalisation des quartiers commerçants”, présenté par le ministre à la presse le 6mars 2001.
4 Précisons qu’il était prévu de renouveler cette expérience – d’une durée de trois ans – après évaluation.

Baudouin Massart

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