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Regard critique · Justice sociale

Emploi/formation

Télétravail: les nouveaux «Temps modernes»?

À la base, le télétravail est volontaire et réversible, mais avec le Covid, et les confinements successifs, il est parti pour durer. S’il concernait près de 15% de salariés avant la crise, plus de la moitié des employés pourraient continuer à travailler en partie à domicile et beaucoup d’entreprises n’y sont plus opposées. Même si après plusieurs mois de télétravail à temps plein, le modèle a montré ses limites, avec des travailleurs toujours plus débordés…

© Flickrcc Ittmust

Khadija travaille pour une organisation syndicale. Stéphanie, elle, dirige une équipe qui s’occupe de bien-être et de diversité dans une entreprise de plus de 300 travailleurs. Autant le dire, le télétravail obligé et contraint a considérablement modifié leur métier respectif. Dans le cadre d’un projet en éducation permanente, Crise sanitaire et travail, mené par La Fonderie, les deux femmes ont décidé de raconter leur histoire personnelle de télétravail1. «Puisque mon travail est de veiller au bien-être au travail de mes collègues, ma charge de travail a évidemment explosé avec le Covid et le confinement. C’est un challenge intéressant mais je suis très fatiguée et j’ai beaucoup de mal à placer la limite entre ma vie privée et ma vie professionnelle», raconte Stéphanie. Sa position est paradoxale puisqu’elle passe son temps à donner des conseils à ses collègues, à leur dire qu’ils doivent pouvoir décrocher, qu’ils doivent prendre soin d’eux, ne pas faire d’heures supplémentaires. Mais Stéphanie fait, elle, l’inverse. «Parce que la charge de travail ne diminue pas et que ce travail doit être fait. C’est paradoxal pour une équipe dont la mission est de veiller au bien-être des travailleurs. Ce n’est pas que je ne veuille pas appliquer à moi-même les conseils que je donne. C’est juste que je ne peux pas par manque de temps.»

Il s’agit aussi de réfléchir à la façon de consolide...

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Khadija travaille pour une organisation syndicale. Stéphanie, elle, dirige une équipe qui s’occupe de bien-être et de diversité dans une entreprise de plus de 300 travailleurs. Autant le dire, le télétravail obligé et contraint a considérablement modifié leur métier respectif. Dans le cadre d’un projet en éducation permanente, Crise sanitaire et travail, mené par La Fonderie, les deux femmes ont décidé de raconter leur histoire personnelle de télétravail1. «Puisque mon travail est de veiller au bien-être au travail de mes collègues, ma charge de travail a évidemment explosé avec le Covid et le confinement. C’est un challenge intéressant mais je suis très fatiguée et j’ai beaucoup de mal à placer la limite entre ma vie privée et ma vie professionnelle», raconte Stéphanie. Sa position est paradoxale puisqu’elle passe son temps à donner des conseils à ses collègues, à leur dire qu’ils doivent pouvoir décrocher, qu’ils doivent prendre soin d’eux, ne pas faire d’heures supplémentaires. Mais Stéphanie fait, elle, l’inverse. «Parce que la charge de travail ne diminue pas et que ce travail doit être fait. C’est paradoxal pour une équipe dont la mission est de veiller au bien-être des travailleurs. Ce n’est pas que je ne veuille pas appliquer à moi-même les conseils que je donne. C’est juste que je ne peux pas par manque de temps.»

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Khadija travaille pour une organisation syndicale. Stéphanie, elle, dirige une équipe qui s’occupe de bien-être et de diversité dans une entreprise de plus de 300 travailleurs. Autant le dire, le télétravail obligé et contraint a considérablement modifié leur métier respectif. Dans le cadre d’un projet en éducation permanente, Crise sanitaire et travail, mené par La Fonderie, les deux femmes ont décidé de raconter leur histoire personnelle de télétravail1. «Puisque mon travail est de veiller au bien-être au travail de mes collègues, ma charge de travail a évidemment explosé avec le Covid et le confinement. C’est un challenge intéressant mais je suis très fatiguée et j’ai beaucoup de mal à placer la limite entre ma vie privée et ma vie professionnelle», raconte Stéphanie. Sa position est paradoxale puisqu’elle passe son temps à donner des conseils à ses collègues, à leur dire qu’ils doivent pouvoir décrocher, qu’ils doivent prendre soin d’eux, ne pas faire d’heures supplémentaires. Mais Stéphanie fait, elle, l’inverse. «Parce que la charge de travail ne diminue pas et que ce travail doit être fait. C’est paradoxal pour une équipe dont la mission est de veiller au bien-être des travailleurs. Ce n’est pas que je ne veuille pas appliquer à moi-même les conseils que je donne. C’est juste que je ne peux pas par manque de temps.»

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Pierre Jassogne

Pierre Jassogne

Journaliste (social, justice)

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