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Regard critique · Justice sociale

Emploi/formation

Syndicats européens: des trajectoires disparates

Dans quel état se trouve aujourd’hui le syndicalisme en Europe ? Petit tour via les données de six pays de l’Union européenne dans lesquels il n’a pas toujours la même histoire ou le même fonctionnement.

© Mathieu Van Assche

Des syndicats de moins en moins forts… sauf au Nord

S’il y a quelque chose à noter dès le début, c’est qu’en Europe, depuis les années 1990, la quasi-totalité des mouvements syndicaux a perdu du poids, si ce n’est en France où le taux de syndicalisation (qui était déjà l’un des plus faibles de l’UE) est resté stable à travers le temps. Comme on peut s’en douter, après la chute du communisme en 1991, l’abandon de l’affiliation «obligatoire», l’importante série de privatisations, le développement d’entreprises de petite taille et l’entrée dans l’économie néolibérale, les pays du PECO (pays de l’Europe centrale et orientale), comme la Pologne ou la Roumanie, ont vu leur population syndiquée décroître fortement. «Dès les années 2000 en Pologne et après la crise financière de 2008 pour la Roumanie, où le gouvernement de centre droit d’Emil Boc a dérégulé le marché du travail, affaiblissant les droits individuels et collectifs des employés», explique Guglielmo Meardi, professeur de sociologie du travail et d’économie à l’École normale supérieure de Florence. Du côté de la Belgique et du Danemark, et plus généralement des pays scandinaves, si une légère baisse peut être constatée, le taux de syndicalisation est resté très élevé. Tout d’abord parce que la Belgique et les pays scandinaves sont les héritiers du système Gantois, c’est-à-dire que les syndicats sont directement impliqu...

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Des syndicats de moins en moins forts… sauf au Nord

S’il y a quelque chose à noter dès le début, c’est qu’en Europe, depuis les années 1990, la quasi-totalité des mouvements syndicaux a perdu du poids, si ce n’est en France où le taux de syndicalisation (qui était déjà l’un des plus faibles de l’UE) est resté stable à travers le temps. Comme on peut s’en douter, après la chute du communisme en 1991, l’abandon de l’affiliation «obligatoire», l’importante série de privatisations, le développement d’entreprises de petite taille et l’entrée dans l’économie néolibérale, les pays du PECO (pays de l’Europe centrale et orientale), comme la Pologne ou la Roumanie, ont vu leur population syndiquée décroître fortement. «Dès les années 2000 en Pologne et après la crise financière de 2008 pour la Roumanie, où le gouvernement de centre droit d’Emil Boc a dérégulé le marché du travail, affaiblissant les droits individuels et collectifs des employés», explique Guglielmo Meardi, professeur de sociologie du travail et d’économie à l’École normale supérieure de Florence. Du côté de la Belgique et du Danemark, et plus généralement des pays scandinaves, si une légère baisse peut être constatée, le taux de syndicalisation est resté très élevé. Tout d’abord parce que la Belgique et les pays scandinaves sont les héritiers du système Gantois, c’est-à-dire que les syndicats sont directement impliqu...

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Robin Lemoine

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