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Suppression des allocations de transition : réactions syndicales

Le gouvernement a décidé de revoir les allocations d’attente. Le financement de l’augmentation se ferait en supprimant les allocations de transition. FGTB et CSCréagissent.

05-05-2006 Alter Échos n° 207

Le gouvernement a décidé de revoir les allocations d’attente. Le financement de l’augmentation se ferait en supprimant les allocations de transition. FGTB et CSCréagissent.

En 2005, le gouvernement décidait d’augmenter les allocations d’attente (à la demande des syndicats afin de lier les allocations au bien-être) à l’exception de cellesdes jeunes de plus de 25 ans. Le niveau des allocations de ces jeunes se situe toujours aujourd’hui en dessous de celui du revenu d’intégration. Ces jeunes doivent donc réclamer ladifférence aux CPAS pour espérer survivre. Nous vous en parlions dans l’Alter Echos n° 205.

Jusqu’à présent, la mesure était passée relativement inaperçue : les fédérations de CPAS avaient bien écrit au gouvernementfédéral pour qu’il soit mis fin à cette situation mais elles n’ont, à ce jour, reçu aucune réponse. De même, il semblerait que la question aitété évoquée au sein du comité de gestion de l’Onem, mais qu’aucune solution n’ait été mise en place. Or, tout à fait par hasard, mi-avril, lesorganisations syndicales ont appris, lors d’une concertation au Vesoc (comité de concertation économique et social flamand) avec le gouvernement flamand, que le gouvernementfédéral avait décidé de revoir le problème et d’augmenter les allocations d’attente. Pour financer cette régularisation, il a choisi comme solution…la suppression des allocations de transition. Ces allocations sont octroyées (cf. encadré) aux élèves soumis à l’obligation scolaire à temps partiel et quin’ont pu décrocher un contrat en entreprise (en moyenne 300 jeunes par mois).

“Mesures incohérentes !”

Il semblerait qu’un projet d’arrêté royal ait déjà été soumis au Conseil d’État. Les Jeunes CSC, ACV, FGTB et ABVV1 demandent le retraitde cette mesure. Ils n’acceptent pas cette manière de procéder « qui va renforcer la précarisation du public visé » : « Comment prétendre quel’allocation de transition constitue un frein “à l’emploi” alors que le jeune peut gagner plus en trouvant un stage ? Comment peut-on encore culpabiliser les jeunes en faisant croire que cesont eux qui ne sont pas motivés alors que les places de stage en entreprise sont comptées et que le nombre de bénéficiaires de la mesure est extrêmementlimité ?, clament les organisations syndicales. Pour le gouvernement, la responsabilité incombe aux jeunes qui ne trouvent pas de stage alors que les promesses tant au niveau patronalqu’au niveau politique n’ont jamais été concrétisées. »

Pour rappel, le gouvernement a déclaré lors du pacte des générations qu’il mettrait sur pied un incitant à la formation en alternance appelé « bonustutorat et démarrage ». Ce dispositif devrait, aux dernières nouvelles, entrer en vigueur en juillet 2006.

Les objectifs avancés étaient à la fois de motiver le jeune à trouver un stage, mais aussi d’encourager l’employeur (via des incitants fiscaux complémentaires)à engager un stagiaire. « Jusqu’à présent, il n’y a aucun résultat ! », constatent en choeur la CSC et la FGTB.
« La suppression des allocations de transition permettrait seulement une économie de 1,12 million d’euros, tout en entraînant des dégâts sociaux »,concluent-elles.

Les allocations de transition : de quoi s’agit-il ?

Le jeune travailleur ne peut bénéficier des allocations de chômage avant la fin de l’obligation scolaire à temps plein et à temps partiel. Il peut toutefoisbénéficier d’allocations de transition pour les heures de chômage complet, à la condition qu’il suive notamment un enseignement à horaire réduit ou uneformation à temps partiel reconnue, à l’exception d’un apprentissage prévu par la législation relative à la formation à une professionindépendante.

1. Voir communiqué de presse du 26/04/06 sur le site

catherinem

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