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Questions autour des noyaux commerciaux bruxellois

Initié en 1998, l’objectif du dispositif des contrats de noyaux commerciaux est la redynamisation de ceux-ci. Aujourd’hui, certains parlementaires bruxelloiss’inquiètent de la pérennisation du dispositif.

11-01-2005 Alter Échos n° 179

Initié en 1998, l’objectif du dispositif des contrats de noyaux commerciaux est la redynamisation de ceux-ci. Aujourd’hui, certains parlementaires bruxelloiss’inquiètent de la pérennisation du dispositif.

En Commission des Affaires économiques1, Julie de Groote, députée régionale (CDH), par ailleurs échevine du Développement économique etdu Commerce à Ixelles, a interpellé Charles Picqué, ministre-président, en charge de la revitalisation des quartiers. Ses questions portaient, entre autres sur les pointssuivants :

• Comment organiser les travaux des différents noyaux commerciaux, entre ceux qui s’insèrent dans les contrats de quartier et les autres ;

• Dans quelle mesure le volet économique des contrats de quartier peut-il appuyer le dispositif des noyaux commerciaux ;

• Comment réaliser une évaluation en vue de prolonger tous les noyaux ou de les recentrer sur des objectifs propres.

Françoise Schepmans (MR) a embrayé en interpellant également Charles Picqué sur le lien entre le volet économique des contrats de quartier et les noyauxcommerciaux. Elle a pointé aussi d’autres éléments du dossier : les logements inoccupés au-dessus des commerces ; la mise sur pied prévue d’un «help desk » commerce par l’Agence bruxelloise pour l’entreprise (ABE) ; ou encore l’octroi aux asbl des noyaux commerciaux de subsides complémentaires propres àcertaines actions.

Pour sa part, Julie Fiszman (PS) souhaite savoir si un nouveau contrat pluriannuel sera conclu entre la Région et l’asbl faîtière du dispositif. Est-il prévud’en augmenter le nombre, de les soutenir davantage ? Questions qui rejoignent celles de la députée CDH.

Prolonger et évaluerles contrats de noyaux commerciaux

Concernant la pérennisation du dispositif, le ministre-président précise que la convention entre la Région et l’asbl « Revitaliser les quartierscommerçants » sera prolongée jusqu’en juin 2005. À partir de 2006, la dotation devrait se faire sur une base annuelle et non plus bisannuelle. Quant àaugmenter le nombre de noyaux, au nombre de 15 aujourd’hui, il semble encore trop tôt pour le dire.

Par ailleurs, le dispositif fera bien l’objet d’une évaluation. Une série d’éléments devrait en ressortir : « L’impact tout à lafois d’une réduction du pouvoir d’achat dans certains noyaux, des vitrines vides, des problèmes d’espace public, des chantiers qui rendent la viabilitécommerciale difficile, des problèmes de mobilité, de l’installation de commerces du style phone shops, du manque d’intervention publique dans l’immobilier, car unnoyau commercial dans lequel continuent à exister des chancres immobiliers peut être fragilisé. »

Charles Picqué ajoute que l’évaluation permettra également « de cibler les problèmes organisationnels des asbl locales qui gèrent leurpérimètre de noyau commercial, de voir comment un soutien en expertise technique peut être apporté aux responsables des noyaux commerciaux, qui n’ont pas toujours lescompétences pour aborder des problèmes juridiques, de droit foncier, etc. » Des décisions seront prises en conséquence.

Par ailleurs, il établit une distinction entre le volet « commerce » des contrats de quartier (les noyaux commerciaux) et le volet « développement économique». Ce dernier a des objectifs plus larges : permettre à une entreprise de s’installer, à une opération immobilière de se concrétiser… Il insistepour que les noyaux commerciaux s’en tiennent à leur « core business ». Mais ils peuvent solliciter des subsides pour faire de la cohésion sociale (organisationd’une fête de quartier), si cela est profitable au commerce. Quant à la fonction de « help desk » de l’ABE, elle ne devra pas concurrencer les services fournispar d’autres consultants privés.

Ces différents sujets seront certainement approfondis lors des Ateliers du commerce bruxellois2, organisés entre février et juin 2005, à l’initiativedu ministre de l’Économie et de l’Emploi, Benoît Cerexhe.

1. Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. Bulletin des interpellations et questions orales. Commission des Affaires économiques, chargée de la Politiqueéconomique, de l’Energie, de la Politique de l’Emploi et de la Recherche scientifique. Réunion du mercredi 15 décembre 2004. Session 2004-2005 (BIQ provisoire).
2. Site : http://www.ateliersducommerce.be

Baudouin Massart

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