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Quelques constats du Fonds du logement wallon pour 2006

Le Fonds du logement wallon (FLW)1 vient de sortir son rapport 2006. Petit résumé de quelques points intéressants.

15-06-2007 Alter Échos n° 231

Le Fonds du logement wallon (FLW)1 vient de sortir son rapport 2006. Petit résumé de quelques points intéressants.

Quelques chiffres

L’activité principale du Fonds étant l’octroi de prêts hypothécaires, on signalera qu’en 2006, 1 083 prêts ont été accordésà 5 769 personnes – chiffre comprenant les 3 868 enfants vivant sous le même toit.

Au cours des cinq dernières années, ce sont 27 659 personnes, dont 18 306 enfants qui ont bénéficié de prêts de la part du Fonds.

Constat inquiétant, le logement antérieur occupé par l’emprunteur est de plus en plus insalubre. En 1999, la proportion entre logements « bons » et logements« améliorables ou non » était de 56 % contre 44 % ; pour la période 2002 à 2006, elle est de 46 % contre 54 % (33,1 % en raison de surpeuplement, 21 % pour desraisons physiques) ; et en 2006, cette proportion est de 41 % contre 59 %.

Plan HP

Dans le cadre de l’Aide locative, le Plan HP (Habitat permanent) qui s’attaque à la problématique des résidents permanents dans les équipements touristiques(campings, domaines et parcs résidentiels de week-end), constitue un volet quelque peu complexe. La décision du gouvernement wallon du 27 janvier 2005 précise qu’un effortcomplémentaire sera accordé aux communes par l’intermédiaire du soutien aux initiatives menées par le Fonds. Ce dernier a été habilité «à prospecter des logements pour les résidents permanents dans les communes limitrophes aux communes HP ».
Le Fonds a donc prospecté. Toutefois, la liquidation des subventions ne semble toujours pas acquise. Dès lors, le Fonds s’interroge : “Quelle attitude, dans ce contexte, faut-iladopter pour répondre aux sollicitations des communes qui nous incitent à acquérir tel ou tel bâtiment, aux possibilités intéressantes qui seprésentent sur le marché, qui se traduisent en opérations déjà localisables mais en risquant qu’elles ne soient pas retenues, faut-il tout laisser enopérations non localisables, au risque de ne pouvoir les trouver le moment venu pour les réaliser ? ” Le FLW espère que les immeubles achetés pourront « soitfaire l’objet d’un basculement par rapport aux programmes 2004-2006, soit faire l’objet d’une reconnaissance dans les programmes commençant en 2007, sans quoi leur sortreste incertain (revente, … ?). »

Du neuf, côté OFS

Pour sa part, le jeune département des OFS (organismes à finalité sociale) gagne de plus en plus consistance. Il regroupe les agences immobilières sociales (AIS), lesassociations de promotion de logement (APL) et les régies de quartier. Trois nouvelles régies de quartier ont été agréées en 2006 (Gembloux-Sombreffe,Comines et Engis), ainsi que l’APL « Maison internationale » à Mons.
L’année passée a aussi consacré le passage en régime de croisière pour le Forum Elis qui rassemble le FLW et les OFS. Des réunionsrégulières ont permis de partager réflexions et analyses et de trouver, avec le Fonds, des solutions structurelles. La mise en réseau des opérateurs a aussi permisle développement de nouvelles collaborations, y compris sur le plan local.

Être à l’écoute

Une des marques de fabrique du Fonds est l’accompagnement social. Exemple de cette capacité d’écoute : “ (…) Dans un immeuble qui venait d’êtrerénové, les locataires furent rapidement déçus par la sensation de froid dans les pièces de vie. Après investigations pour vérifier le bonfonctionnement des appareils, l’adéquation de leur puissance aux volumes du logement, l’interpellation de l’architecte puis de l’entreprise, l’analyse conduità s’intéresser au mode de vie, à la disposition du mobilier. Elle aboutit à envisager de déplacer les convecteurs existants… pour finalement endéduire qu’un seul appareil plus performant et placé à l’endroit stratégique attendu répondait aux attentes de la famille. Cela s’estvérifié à la satisfaction de tous et surtout de la famille qui a été écoutée et entendue”.

1. FLW, rue de Brabant 1 à 6000 Charleroi – tél. : 071 20 77 11 –
courriel : contact@flw.be.

Baudouin Massart

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