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Mauvais bulletin pour la scolarisation des jeunes handicapés

Des enfants handicapés en grande dépendance restent privés du droit à l’éducation, dénonce le Gamp dans un manifeste.

Des enfants handicapés restent privés du droit à l’éducation par manque de places, de structures adaptées et de cohésion politique en la matière, dénonce le Groupe d’action contre le manque de places pour personnes handicapées de grande dépendance (GAMP1) dans un manifeste qui résonne comme un appel à l'aide

A douze ans, M. a déjà fréquenté quatre écoles différentes. Le parcours scolaire de ce jeune autiste ressemble à celui du combattant. La première fois, sa mère l'a retiré après que son institutrice l'a laissé enfermé en classe, tout seul pendant trois heures, dans un état de panique aigüe. La deuxième fois, c'est la directrice qui a claqué la porte. Le garçon intègre alors une école de type 8 peu adaptée à son handicap. En quelques semaines, ses troubles de comportement s'aggravent. L'élève est exclu, déscolarisé 17 mois, avant de trouver une place dans une école privée, qu'il va devoir bientôt quitter... « Il faut s'imaginer la vie avec un enfant lourdement handicapé. Vous passez votre temps à vous battre. Vous n'avez pas de sommeil, pas de répit, pas de vacances, vous ne sortez plus, il n'y a plus d'amis qui viennent manger à la maison. Et puis, un jour, votre enfant se retrouve déscolarisé. Vous découvrez la pauvreté en plus. J'avais un salaire de 7000 euros brut par moi. Je me suis retrouvée avec un chômage de 1000 euros », confie Coruja, qui travaille aujourd'hui pour...

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Des enfants handicapés restent privés du droit à l’éducation par manque de places, de structures adaptées et de cohésion politique en la matière, dénonce le Groupe d’action contre le manque de places pour personnes handicapées de grande dépendance (GAMP1) dans un manifeste qui résonne comme un appel à l'aide

A douze ans, M. a déjà fréquenté quatre écoles différentes. Le parcours scolaire de ce jeune autiste ressemble à celui du combattant. La première fois, sa mère l'a retiré après que son institutrice l'a laissé enfermé en classe, tout seul pendant trois heures, dans un état de panique aigüe. La deuxième fois, c'est la directrice qui a claqué la porte. Le garçon intègre alors une école de type 8 peu adaptée à son handicap. En quelques semaines, ses troubles de comportement s'aggravent. L'élève est exclu, déscolarisé 17 mois, avant de trouver une place dans une école privée, qu'il va devoir bientôt quitter... « Il faut s'imaginer la vie avec un enfant lourdement handicapé. Vous passez votre temps à vous battre. Vous n'avez pas de sommeil, pas de répit, pas de vacances, vous ne sortez plus, il n'y a plus d'amis qui viennent manger à la maison. Et puis, un jour, votre enfant se retrouve déscolarisé. Vous découvrez la pauvreté en plus. J'avais un salaire de 7000 euros brut par moi. Je me suis retrouvée avec un chômage de 1000 euros », confie Coruja, qui travaille aujourd'hui pour...

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Sandrine Warsztacki

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