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Santé

Maisons de repos, maisons de chaos

Avec plus de 4500 décès, c’est un désastre humain qui a frappé les maisons de repos et de soins (MRS). Une catastrophe annoncée, prévisible même, qui s’explique bien sûr par la fragilité des résidents et surtout par la défaillance des autorités publiques accusées d’avoir abandonné le secteur. Mais l’ampleur de la mortalité pose aussi d’autres questions. C’est le fonctionnement même des MRS qui doit être réévalué et avec lui, la place accordée aujourd’hui aux personnes âgées dans notre société.

© Candela Sierra

Avec plus de 4.500 décès, c’est un désastre humain qui a frappé les maisons de repos et de soins (MRS). Une catastrophe annoncée, prévisible même, qui s’explique bien sûr par la fragilité des résidents et surtout par la défaillance des autorités publiques accusées d’avoir abandonné le secteur. Mais l’ampleur de la mortalité pose aussi d’autres questions. C’est le fonctionnement même des MRS qui doit être réévalué et, avec lui, la place accordée aujourd’hui aux personnes âgées dans notre société.

C’est un étonnant paradoxe. Au début de l’épidémie, quand personne encore n’imaginait un confinement de toute la population belge, les maisons de repos et de soins ont été les premières à faire l’objet de mesures de protection particulières avec la suppression, dès le 10 mars, de toutes les visites. Puis les MRS ont disparu des radars politiques et médiatiques, mais aussi de l’attention des experts. Il a fallu attendre le début du mois d’avril avant que certaines directions et le personnel soignant ne dénoncent la catastrophe humaine et sanitaire en cours. «Dès l’arrivée du virus, on a tout de suite considéré que le plus grand risque portait sur les personnes âgées, relève Christophe Happe, directeur général d’Unessa, la fédération qui regroupe les organisations du secteur associatif du non-marchand. Mais ensuite, toute l’attention a été consacrée au secteur hospitalier au lieu d’avo...

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Martine Vandemeulebroucke

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