Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Panpan Culture

Les arts populaires sous influence hystérique

D’un côté, le Palais des beaux-arts à Bruxelles. De l’autre, le Musée du Dr Guislain à Gand.
C’est main dans la main que ces deux institutions aux estampilles très différentes ont eu l’ingénieuse idée de créer Danser brut et de la présenter dans «leurs demeures» respectives. Une exposition (enfin deux !) qui nous ouvre grand les yeux sur l’impact capital des trouvailles neurologiques sur le monde culturel et plus précisément sur la danse, le cinéma, les cafés-concerts du tout début du XXe siècle.

Valeska Gert, Tänzerische Pantomimen, 1925, Centre national de la danse CN D, Pantin, © Images des collections du Centre national de la danse CN D

On connaît tous à peu près les grandes expositions de ce temple de l’art qu’est Bozar. Peut-être moins, le plus discret et atypique Musée du Dr Guislain. Un petit rappel s’impose! C’est en 1854 que la Belgique voit naître à Gand son premier véritable hôpital psychiatrique mené par le médecin en chef Joseph Guislain. L’homme est un visionnaire en matière de maladie mentale. Créé en 1986 dans une aile du centre, le musée possède une collection permanente d’importance et organise des expositions temporaires dont la trame reste toujours connectée à l’histoire médicale du lieu. Un sujet, il faut l’avouer, qui ne se tarit pas… «200 ans de débats, même avec la neuroscience et la psychanalyse, ne suffisent pas puisque nous restons encore ignorants face à de nombreux symptômes neurologiques. La psyché humaine demeure une grande inconnue», explique Yoon Hee Lamot, la commissaire d’exposition du Musée Dr Guislain.
Ses chronophotographies si belles, si mélancoliques donnent l’impression d’un mouvement perpétuel, d’une danse sans fin de ces malades enfermés dans leur propre ronde.
Charcot, Richer et Londe: un succès au-delà de la science
C’est ainsi que trois grands noms de la médecine ont la part belle au sein de cette exposition dédoublée. Spécialiste des maladies nerveuses, le docteur Jean-Martin Charcot en est la star. Responsable à l’hôpital de la Salpêtrière de Paris des patientes ...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Mélanie Huchet

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)