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Les agences immobilières sociales bruxelloises se fédèrent

Les agences immobilières sociales (AIS) se développent depuis quelques années à Bruxelles. Elles sont aujourd’hui au nombre de 17 et gèrent un parc deprès de 1000 logements alors qu’en 1999, elles n’en géraient encore que 150. Elles ont décidé de se constituer en fédération1 afin de mieux sefaire connaître auprès des propriétaires et de mieux développer leurs activités.

27-07-2005 Alter Échos n° 166

Les agences immobilières sociales (AIS) se développent depuis quelques années à Bruxelles. Elles sont aujourd’hui au nombre de 17 et gèrent un parc deprès de 1000 logements alors qu’en 1999, elles n’en géraient encore que 150. Elles ont décidé de se constituer en fédération1 afin de mieux sefaire connaître auprès des propriétaires et de mieux développer leurs activités.

Dans le contexte actuel du logement, les Bruxellois disposant de faibles revenus ont de plus en plus de difficultés à trouver un logement de qualité avec un loyer abordable.Il suffit de comparer le montant des minima sociaux (RIS isolé : 595,32 euros, ménage : 793,76 euros, allocation de chômage pour un ménage : +/- 938 euros) aux loyers quisont demandés habituellement pour voir que la part du loyer présente très souvent plus de 50 % de ces ressources. Subventionnées par la Région bruxelloise àhauteur de 2,4 millions d’euros, les AIS ont pour vocation de répondre à la demande sociale de logements en sécurisant la relation entre le propriétaire et lelocataire. Partant du constat que l’offre de logements est suffisante à Bruxelles, il s’agit de socialiser des logements privés en offrant au locataire un logement dequalité au loyer raisonnable et au propriétaire la gestion locative de son bien et des garanties telles que le paiement du loyer, la couverture du vide locatif et de la remise enétat de son logement.

Éviter la concurrence entre AIS

La majorité des AIS ayant vu le jour avant l’adoption du cadre légal qui les organise (en 1998), le secteur est loin d’être homogène. Si certaines AIS sesont créées avec une vocation communale, il faut toutefois constater qu’elles gèrent aujourd’hui des logements dans plusieurs communes. La zoned’activité des AIS est sans doute le sujet le plus délicat dans les discussions entre AIS. Si celles-ci n’y avaient pris garde, elles auraient pu voir se développerentre elles un phénomène de concurrence dont les propriétaires auraient – volontairement ou non – tiré profit. Afin d’éviter ce problèmequi aurait coûté beaucoup d’énergie à chaque AIS pour la visite des logements et l’établissement d’une offre, la Fédération des AIS aétabli une règle de priorité. Ainsi, c’est la première AIS contactée qui a la priorité dans la négociation avec le propriétaire. Ladétermination de l’AIS prioritaire se fait via la mise à jour d’une base de données sur Internet.

« Si se regrouper au sein d’une fédération permettra d’éviter que les propriétaires ne fassent jouer la concurrence entre nous, explique NatalieCasteleyn, la présidente de la nouvelle Fédération, cela permettra surtout de mieux nous faire connaître. Surtout des propriétaires vis-à-vis desquels noussommes encore souvent mal perçus. Et là, si nous sommes parvenus en une dizaine d’années, à mettre en place un label de qualité, on ne peut que constater quel’offre est encore bien loin de la demande, surtout en ce qui concerne les logements de 3 chambres et plus. » Et la présidente de lancer un appel à ces propriétairessusceptibles d’entrer dans le parc immobilier des AIS.

1. Fédération des AIS de la Région bruxelloise, rue Van Artevelde, 151 à 1000 Bruxelles, tél. : 02 262 32 43, fax : 02 268 34 13, contact : Natalie Casteleyn(présidente). Répondeur pour connaître la liste des AIS : 02 644 43 43.

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