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"Le troisième secteur et l'emploi, les résultats d'une action pilote du FSE"

18-03-2002 Alter Échos n° 116

En 1997, la Commission européenne lançait des actions pilotes pour explorer et promouvoir le potentiel du troisième secteur en matière de créationd’emplois. Pas moins de 81 projets ont été soutenus au sein de l’Union européenne jusqu’en 2000 dans les secteurs suivants : services sociaux, environnement,qualité de la vie et culture. La phase de capitalisation des résultats atteints par cette action, menée par un comité d’experts, est maintenant arrivéeà son terme1. Un constat encourageant se dégage pour le troisième secteur qui apparaît être un réel moteur de création de nouveaux emplois. Sonprincipal atout réside dans sa capacité de stimuler la demande de besoins sociaux et individuels émergents que le secteur privé lucratif ne peut rencontrer. Un dynamismequi est généré grâce à sa capacité d’innovation et d’expérimentation.
Si les objectifs de ces projets portaient plus sur l’insertion sociale, l’employabilité et les compétences que sur la création d’emplois permanents, deuxprojets apportent plus particulièrement un éclairage sur l’impact du secteur en termes d’emplois. Une étude du Ciriec2, qui a exploré le potentiel de créationd’emplois du secteur, montre que les 8.800.000 emplois équivalents temps plein existants se répartissent comme suit : 71 % sont fournis par les associations, 25,7 % par lescoopératives et 3,1 % par les mutuelles.
Un autre projet mené par le réseau Reves3 met en exergue trois domaines clés dans lesquels le troisième secteur apporte une contribution notable en matièred’emploi : les nouveaux services et produits, l’intégration sur le marché du travail des personnes en difficulté et le développement local.
La pérennité encore à exploiter
Par ailleurs, cette action pilote a permis de mettre en évidence un certain nombre de réponses pertinentes face aux défis et aux obstacles communs auxquels est confrontéle troisième secteur dans la création d’emplois durables.
Six éléments clés se dégagent :
> la qualité des produits et des services ;
> Oa formation pour améliorer les compétences du personnel rémunéré et volontaire ;
> l’expertise et la consultance apportée à l’entrepreunariat social ;
> le financement du secteur ;
> le développement de réseau de coopération ;
> la création d’un environnement législatif et contractuel adéquat.
Dans ses conclusions, le comité d’experts chargé de l’évaluation insiste sur la contribution de l’économie sociale en termes d’emplois et dedéveloppement local. La nécessité d’explorer davantage la question de la pérennité des initiatives est tout aussi fondamentale d’autant que les actionspilotes n’ont pas vraiment établi de modèles à exporter même si des facteurs de réussite ont pu être identifiés.
1 Un résumé en anglais du rapport d’évaluation des 81 projets sélectionnés peut être téléchargé à l’adresse suivante :http://europa.eu.int/comm/employment_social/empl&esf/3syst/index_en.htm
2 Centre international de recherches et d’information sur l’économie publique, sociale et coopérative (http://www.ulg.ac.be/ciriec).
3 Réseau européen des villes et régions de l’économie sociale (http://www.aries.eu.int/reves).

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