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Le Stedenfonds Brussel succède au SIF

Le 30 avril, le collège de la Commission communautaire flamande (VGC – Vlaamse Gemeenschapscommissie) a approuvé le texte relatif au « Stedenfonds Brussel ». Cenouvel outil succède au Sociaal Impulsfonds (SIF), mis sur pied en 1996. L’action du SIF s’inscrivait dans la logique européenne de revitalisation des grandes villes. EnFlandre, l’argent est versé par la Communauté directement aux communes. À Bruxelles, la Communauté octroie l’argent à la VGC qui le redistribue auxassociations actives dans la revitalisation urbaine. Depuis le 1er janvier 2003, le Stedenfonds a donc remplacé le SIF en Flandre. Il fallait prendre une mesure spécifique pourBruxelles. Pour ce faire, la VGC a établi un diagnostic sur Bruxelles en s’inspirant du nouveau PRD (Plan régional de développement).

28-07-2005 Alter Échos n° 142

Le 30 avril, le collège de la Commission communautaire flamande (VGC – Vlaamse Gemeenschapscommissie) a approuvé le texte relatif au « Stedenfonds Brussel ». Cenouvel outil succède au Sociaal Impulsfonds (SIF), mis sur pied en 1996. L’action du SIF s’inscrivait dans la logique européenne de revitalisation des grandes villes. EnFlandre, l’argent est versé par la Communauté directement aux communes. À Bruxelles, la Communauté octroie l’argent à la VGC qui le redistribue auxassociations actives dans la revitalisation urbaine. Depuis le 1er janvier 2003, le Stedenfonds a donc remplacé le SIF en Flandre. Il fallait prendre une mesure spécifique pourBruxelles. Pour ce faire, la VGC a établi un diagnostic sur Bruxelles en s’inspirant du nouveau PRD (Plan régional de développement).

« Fondamentalement, il n’y a pas de grands changements par rapport au SIF, explique Steven Degraeve du CeSSO1 (Centrum voor Sociale Stadsontwikkeling Brussel), l’organisationhébergeant le SIF à Bruxelles. Le texte adopté comporte trois grands axes : l’augmentation de la qualité de vie dans la ville, la lutte contre la dualisation,l’augmentation de la qualité de gestion (relations politiques-citoyens, implications des habitants, etc.). » Le programme du SIF, lui, comptait quatre grands butsopérationnels : les infrastructures collectives (amélioration des équipements), les écoles (enseignement, formation, insertion socioprofessionnelle, médiateursscolaires…), la culture et le développement des quartiers. Il a permis l’éclosion de nombreuses initiatives : City Mine(d), Plus Tôt Te Laat, Limite-Limite, Bruxellesnous appartient…

La réorientation du SIF s’est faite en posant la question de « comment exploiter les potentialités de la ville ». Cinq objectifs stratégiques se sontdégagés :

1) l’augmentation de la qualité de gestion de la ville devra se faire en cherchant des complémentarités avec d’autres actions et d’autres budgets ;

2) la formation tout au long de la vie et l’enseignement ;

3) la participation de groupes défavorisés au travers du sport, de la culture, de l’art, du socioculturel et de la jeunesse ;
4) la santé et le bien-être ;

5) la création d’infrastructures communautaires. Steven Degraeve : « Pour certains de ces objectifs, un appel à projets va être lancé par rapport auxassociations déjà soutenues par le SIF, pour d’autres projets, des conventions seront passées directement avec telle ou telle association. »

Notre interlocuteur note aussi une différence en matière de champ d’action : « Avec le SIF, les actions devaient s’opérer surtout dans les quartiersdéfavorisés (contrats de quartier, zone Objectif 2). Le Stedenfonds élargit le champ d’action, puisqu’il est possible d’intervenir partout. »

Faire durer les projets existants

« Avec la fin du SIF, la VGC a rappelé que les subsides visaient à donner une aide au démarrage des projets, explique Steven Degraeve, ensuite les projets devaienttrouver des moyens structurels pour fonctionner. Le problème était qu’aucun décret n’était prévu pour cela, les associations réadressaient doncleurs demandes de subsides au SIF. » Les pouvoirs subsidiants ont décidé d’éviter de créer un cimetière social en étant trop stricts dansl’application des subsides. Ils envisagent de pérenniser les projets existants dans le cadre du Stedenfonds.

Si cette solution joue en faveur des initiatives existantes, elle risque de ne pas permettre l’éclosion de nouveaux projets innovants, faute de subsides. Par ailleurs, lesdélais de réponse étaient réduits. L’information relative au Stedenfonds a été envoyée le 2 mai aux associations intéressées.Elles étaient tenues de rentrer leur projet pour le 15 mai.

1. CeSSO, rue du Progrès, 333/10 à 1030 Bruxelles, tél. : 02 274 03 30, fax : 02 274 0331,
e-mail : centrumstadsontwikkeling@vgc.be

Baudouin Massart

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