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"Le Fonds du logement wallon a offert un logement décent à quelque 1.150 familles en 2001"

22-07-2002 Alter Échos n° 124

Dernièrement, le Fonds du logement des familles nombreuses de Wallonie1 – ou Fonds du logement wallon (FLW) – a publié ses “Rapports annuels 2001”,présentés à l’Assemblée générale ordinaire du 27 mai 2002. Le montant des réalisations pour l’année 2001 s’élève à90.774.074 euros : 85.553.092 euros pour 1.108 prêts hypothécaires et 5.220.982 euros en opérations d’aide locative et en zones d’initiative privilégiée.
Prêts hypothécaires
Près de 1.150 familles ont pu être logées dans des conditions convenables. Plus précisément, cela concerne 5.706 personnes, dont 3.704 enfants. L’effectif moyen estde 5,29 personnes par famille avec 3,44 enfants par famille. La répartition des prêts était la suivante : 59,1 % pour des familles de 3 enfants, 26 % pour celles de 4 enfants, 8,8 % pour les familles comptant 5 enfants, le solde se répartit entre les familles de 6 enfants et plus. Pour les cinq dernières années, le FWL a contribué àl’amélioration du logement de 29.838 personnes, dont 19.281 enfants.
Dans son bilan 2001, le FWL observe que l’hébergement des personnes âgées devient problématique. Seules 5 % des familles les accueillent. À ce sujet, la FWL estimeque “l’accueil des personnes âgées devrait faire l’objet d’une réflexion globale, intégrant la possibilité d’hébergement dans le cadre familialrépondant à des conditions strictes d’espace réservé offrant une autonomie suffisante. Une telle politique, si elle devait être appliquée par le Fonds,impliquerait une adaptation des contraintes réglementaires en matière de valeurs vénales, de volumes et de prêts”.
Profil des emprunteurs
Pour l’année 2001, le Fonds observe comme tendances parmi ces emprunteurs : une venue plus tardive des enfants, des difficultés à constituer une épargne suffisante avantde se lancer dans une opération immobilière, l’insécurité des revenus professionnels due à des contrats précaires ou à des périodes dechômage, ainsi qu’un nombre de plus en plus important de familles recomposées. Au niveau du statut professionnel, les premières personnes de référence serépartissent comme suit : 663 ouvriers, 285 employés, 34 militaires, 39 indépendants et 57 sans profession2.
Parmi les familles relogées, 620 occupaient un logement insalubre : 81 dans des logements insalubres améliorables, 3 dans des insalubres non améliorables, 115 dans des logementsinsalubres, humides et non hygiéniques, 332 dans des logements surpeuplés et 89 dans des logements surpeuplés à l’excès.
Aide locative
La lecture de la publication révèle aussi l’importance accordée par le FLW à l’aide locative au cours de l’année dernière : “Cette volonté estinspirée par l’intérêt pour une action qui vise l’efficacité en matière de lutte contre la précarité et l’insalubrité des conditions delogement.” Pour le Fonds, il s’agit de “contribuer à l’amélioration du cadre de vie et à l’insertion sociale de familles avec enfants en situation de précarité ouen difficulté de logement.” Pour atteindre cet objectif d’insertion sociale, le FLW met l’accent sur “la mixité sociale et l’insertion des familles dans une communauté de vieintégrée qui réunit une population diversifiée par l’âge, l’origine, l’activité professionnelle et qui dispose des services administratifs, éducatifset culturels à proximité.”
Néanmoins, les auteurs du document notent que l’insertion d’une famille implique également un accompagnement social important : “Garantir le droit au logement à des populationsmarquées par les pertes d’emploi et d’autres échecs de vie ne peut se faire sans l’adhésion des personnes concernées.” En conséquence, le FLW insiste surl’importance d’une approche multi-métiers pour comprendre ces populations fragilisées. Pour le Fonds, la spécialisation des métiers est contre productive. Et des’interroger : “D’ailleurs n’est-ce pas cette spécialisation animée par les objectifs de rentabilité qui conduit à isoler et marginaliser les sans papier, sans emploi,sans revenu et sans formation suffisante ?”
Dans cette logique, le FLW rappelle les incertitudes auxquelles il a dû faire face quant à son avenir dans le contexte de la restructuration du crédit hypothécaire. Ledocument reprend d’ailleurs le protocole d’accord conclu avec le ministre wallon du Logement, Michel Daerden. Pour rappel, ce texte confirme l’approche multi-métiers du Fonds.
1 Fonds du Logement, rue de Brabant, 1 à 6000 Charleroi, tél. : 071 207 711, fax : 071 207 756, e-mail : fonds.log.wal@flw.be
2 Attention, le Fonds précise qu’il s’agit d’une répartition suivant le statut professionnel des emprunteurs, “les données ne concernent donc pas l’exercice réel de leurprofession au moment de la demande de prêt : ainsi, un ouvrier au chômage est recensé en tant qu’ouvrier.”

Baudouin Massart

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