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La société de quartier carolo aura bientôt une petite soeur à Seneffe

La mutualisation des petits boulots fait son chemin. Après Défi +, dans le Hainaut occidental1, l’Union des classes moyennes2 envisage la création à Seneffed’une société de quartier, sur le modèle déjà mis en œuvre à Charleroi. Son lancement est prévu pour la fin du 1er trimestre 2005.Christophe Wambersie, secrétaire général de l’UCM, précise la démarche envisagée : « Nous en sommes toujours à la rencontre despartenaires, actuellement, mais notre volonté est de voir comment, dans le cadre de son activité économique, l’UCM peut apporter sa quote-part d’entreprise citoyennepar la mise en place d’une société coopérative à finalité sociale d’insertion, sur un site géographique à définir aux alentours deSeneffe. Sur base d’une étude de marché, l’UCM tenterait ainsi de mettre en présence différents types d’employeurs, publics, parapublics, issus dulogement, du social, de la construction, des commerces, des classes moyennes. Et de nouer un partenariat autour de petits boulots, qui pourraient être mutualisés en vue de mettre despersonnes à l’emploi dans le cadre de la société de quartier. »

15-12-2004 Alter Échos n° 176

La mutualisation des petits boulots fait son chemin. Après Défi +, dans le Hainaut occidental1, l’Union des classes moyennes2 envisage la création à Seneffed’une société de quartier, sur le modèle déjà mis en œuvre à Charleroi. Son lancement est prévu pour la fin du 1er trimestre 2005.Christophe Wambersie, secrétaire général de l’UCM, précise la démarche envisagée : « Nous en sommes toujours à la rencontre despartenaires, actuellement, mais notre volonté est de voir comment, dans le cadre de son activité économique, l’UCM peut apporter sa quote-part d’entreprise citoyennepar la mise en place d’une société coopérative à finalité sociale d’insertion, sur un site géographique à définir aux alentours deSeneffe. Sur base d’une étude de marché, l’UCM tenterait ainsi de mettre en présence différents types d’employeurs, publics, parapublics, issus dulogement, du social, de la construction, des commerces, des classes moyennes. Et de nouer un partenariat autour de petits boulots, qui pourraient être mutualisés en vue de mettre despersonnes à l’emploi dans le cadre de la société de quartier. »

Ainsi, des produits et des services qui ne sont pas organisés au travers du circuit classique peuvent trouver acquéreurs dans ce contexte avec la mise à l’emploi depersonnes non qualifiées qui assureront des boulots tels que la préparation de chantier, le nettoyage des parkings3, la réparation de boîtes aux lettres. « On fournitégalement de la petite main-d’œuvre pour les entreprises de construction, on vide les caves et les greniers, on effectue des petits travaux d’entretien, de tonte de pelouses,de taille de haies, des travaux de peinture et de réparation. On essaye de multiplier les contrats chez les employeurs privés, ce qui permet d’engager une ou plusieurs personnesà temps plein dans un contrat à durée indéterminée, souligne Vincent Despiegeleer, administrateur délégué de la société dequartier carolo. La société de quartier de Charleroi centre-ville est active depuis septembre 1999. Elle est jusqu’ici le seul modèle existant en Wallonie. Il y a troisemployés, une directrice-coordinatrice, une assistante sociale, et dix-neuf ouvriers et ouvrières, dont quelques art. 60 mis à disposition par le CPAS, huit contrats àdurée indéterminée, cinq à durée déterminée4. »

Les travailleurs sont issus d’une régie de quartier

D’autres projets sont en cours dans la région de Mons et dans le Hainaut occidental. Le projet seneffois est à ce jour le plus avancé. L’idée estd’abord pour l’UCM de constater si le taux de mise à l’emploi est suffisant. « Nous avons contacté un certain nombre d’employeurs, que nous allonsréunir autour de la table dans les semaines à venir, ensuite nous allons introduire les agréments et les demandes de subsides de fonctionnement, poursuit Christophe Wambersie. Lazone de chalandise potentielle se situe aux alentours de Feluy-Seneffe. On a tendance à opposer l’économique et le social, et souvent de considérer l’économiesociale comme une concurrente à l’économie classique. Nous souhaitons démontrer l’inverse sur la base d’une expérience pilote concrète.»

Une expérience qui allie également la dimension locale : la société de quartier tente des collaborations avec le Forem en intégrant les stagiaires à seséquipes, ou en participant à des projets citoyens. Les personnes employées dans le cadre de la société de quartier font d’abord un an de formation enrégie de quartier comme à Charleroi. Peu qualifiées, elles acquièrent de manière progressive un certain rendement et une formation au cours de leur passage,compensant ainsi les subsides dégressifs que reçoit la société, en espérant au final trouver un contrat stable dans une entreprise classique. « Tous lesbénéfices sont remis au service de l’emploi ». Dans le cas présent, aucune régie de quartier n’a encore été définie dans lepartenariat, elle sera choisie une fois le lieu d’implantation de la société de quartier connu.

À noter que la direction de la société de quartier de Seneffe sera assurée par un professionnel du secteur : M. Bianchet.

1. Défi +, Jean Ronveaux, place des Mottes, 49 à 7700 Mouscron – tél. : 056 34 02 48 – fax : 056 34 39 77.
2. Union des classes moyennes, contact : Christophe Wambersie, secrétaire général, chaussée de Binche, 101 à 7000 Mons – tél. : 065 38 38 11 –fax : 065 34 70 05 – site : http://www.ucm.be

3. Le nettoyage du parking de Ville 2, à Charleroi est assuré par la société de quartier.
4. La société de quartier de Charleroi, direction : Brigitte Torfs – tél. : 071 86 41 09.

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