Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Emploi/formation

La CAPAC sur le fil du rasoir

Avec la crise sanitaire, la CAPAC, la Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage, a affronté un tsunami de nouvelles demandes, notamment celles liées au chômage temporaire. Ses services ont été rapidement débordés et continuent de l’être, malgré des aménagements pour répondre à l’urgence. Aujourd’hui, le service public se prépare à affronter une autre vague…

© Flickrcc Antony Mayfield

«Je vais péter un câble, je n’ai toujours pas touché les allocs ce mois-ci, impossible de les joindre ou de me rendre en bureaux à cause du système de RDV full…» Ce message est l’un des nombreux qu’on peut trouver sur la page Facebook, «Les oublié·e·s de la CAPAC». Chacun y fait part de sa mésaventure avec la Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage. Parmi ses témoins, de nombreux citoyens mis en chômage temporaire avec la crise sanitaire qui ne parviennent pas à obtenir des réponses de la part de l’organisme, que ce soit au bout du fil ou par mail. Certains attendent encore tout simplement le versement de leur allocation, et ce depuis plusieurs mois. Privés de revenus, certains se retrouvent en bien mauvaise posture. Avec le risque d’isoler un peu plus les plus précarisés.

Au pic de la crise, la CAPAC recevait jusqu’à 40.000 coups de fil quotidien et près de 200.000 courriels. Des chiffres qui ont baissé, pour atteindre les 20.000 appels par jour en septembre, même si les services de la CAPAC n’en absorberaient qu’une moitié avec une septantaine de personnes pour répondre au bout du fil.
Au pic de la crise, la CAPAC recevait jusqu’à 40.000 coups de fil quotidien et près de 200.000 courriels.
Ce téléphone, Christophe – le prénom a été modifié – l’a pratiqué à plusieurs reprises. «Certaines fois pendant près de trois heures, d’autres fois, impossible, car ce...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

En savoir plus

«Je vais péter un câble, je n’ai toujours pas touché les allocs ce mois-ci, impossible de les joindre ou de me rendre en bureaux à cause du système de RDV full…» Ce message est l’un des nombreux qu’on peut trouver sur la page Facebook, «Les oublié·e·s de la CAPAC». Chacun y fait part de sa mésaventure avec la Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage. Parmi ses témoins, de nombreux citoyens mis en chômage temporaire avec la crise sanitaire qui ne parviennent pas à obtenir des réponses de la part de l’organisme, que ce soit au bout du fil ou par mail. Certains attendent encore tout simplement le versement de leur allocation, et ce depuis plusieurs mois. Privés de revenus, certains se retrouvent en bien mauvaise posture. Avec le risque d’isoler un peu plus les plus précarisés.

Au pic de la crise, la CAPAC recevait jusqu’à 40.000 coups de fil quotidien et près de 200.000 courriels. Des chiffres qui ont baissé, pour atteindre les 20.000 appels par jour en septembre, même si les services de la CAPAC n’en absorberaient qu’une moitié avec une septantaine de personnes pour répondre au bout du fil.
Au pic de la crise, la CAPAC recevait jusqu’à 40.000 coups de fil quotidien et près de 200.000 courriels.
Ce téléphone, Christophe – le prénom a été modifié – l’a pratiqué à plusieurs reprises. «Certaines fois pendant près de trois heures, d’autres fois, impossible, car ce...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Pierre Jassogne

Pierre Jassogne

Journaliste (social, justice)

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)