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Justice
© Flickrcc Rodrigo Kore

En prison, un décès sur trois est un suicide

Alter Échos n° 473 3 mai 2019 Pierre Jassogne

En Belgique, le taux de suicide en prison est huit fois supérieur à celui enregistré dans la population. Un chiffre qui révèle l’ampleur du choc de l’incarcération, tout comme le caractère précaire des conditions de vie derrière les barreaux. Face à ce constat, la Concertation des associations actives en prison (CAAP) réfléchit à la mise en place d’un plan de prévention.

Il y a un suicide par mois dans chaque prison du pays. Louis Favril, criminologue à l’UGent, a étudié l’ampleur de ce phénomène largement tabou. Entre 2000 et 2016, 262 détenus se sont suicidés en prison. «Un mort sur trois...

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A propos de l'auteur(e)

Pierre Jassogne

Pierre est devenu journaliste en 2010 après des études en lettres lors desquelles il se passionne pour les rapports entre littérature et presse. Enfant, il voulait déjà devenir journaliste et se revoit très bien ennuyer parents et voisins en faisant des interviews avec un enregistreur Fisher Price à cassette avec micro incorporé pour un journal parlé imaginaire. Bref, il avait ce métier dans le sang, mais à la naïveté de ses premiers pas dans ce métier, sa conception du journalisme a rapidement évolué : au début, il était dans le flux de l’info, de l’événement, du scoop à tout prix, mais a très vite décroché pour tenter d’autres voies à l’instar de sa collaboration avec Alter Échos commencée en 2012. Selon Pierre, le journalisme doit être dans les marges du réel, en refusant l’évidence, en allant au-delà de ses propres convictions aussi, en se frottant aux contrastes du monde, mais en y puisant chaque fois une certaine expérience des hommes, des choses, à travers des visages ou des sensations. Idem pour le social : au-delà des politiques menées, des subsides octroyés, des noms de ministres, il en va davantage du témoignage d’un engagement, d’une conviction portée par des citoyens, souvent anonymes, pour rendre ce monde un peu plus juste, un peu plus vrai. « Comme journaliste, on tente de rendre audibles ces preuves de résistances humaines face au discours inquiétant de la financiarisation à outrance, du populisme politique ou de la numérisation sans visage ». « Se reposer ou être libre », disait le philosophe grec Thucydide, quatre siècles avant notre ère. Face à la montée de l’insignifiance, il en va de même pour le journalisme, même si la tâche est grande, difficile, mais néanmoins stimulante et passionnante.

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