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L'actualité sociale avec le décodeur

TCT ACS FBI Totaux %
Socio-Médical 284 634,5 38 956,5 34,64
Culture 109 363 151 623 22,56
Information-Documentation-Etudes-Enquête 88,5 186,5 0 275 9,97
(hors médical, bibliothèques et socioculturel
agrégés dans les secteurs correspondants)
Loisirs (sport, tourisme, général) 25,5 73 174,5 273 9,89
Insertion socioprofessionnelle 10 185,5 5,5 201 7,28
Secteur pédagogique 26 110 18,5 154,5 5,60
Autres secteurs 65 213 0 278 10,06
Total 608 1765,5 387,5 2761 100
La CESSoC1 a organisé le 10 octobre 1997, à Liège, une journée de réflexion sur les politiques d’emploi sous le titre «L’emploi du secteur socioculturelest-il soluble dans les programmes de résorption du chômage ?».2
D’entrée de jeu, MM. Philippe Andrianne et Marc Bertholomé, respectivement président et administrateur de la confédération, ont déterminé le cadre dela réflexion et balisé le travail de la journée :
n la question de l’emploi dans le secteur socioculturel se pose aujourd’hui dans un contexte de professionnalisation des acteurs, en parallèle avec une baisse du bénévolat et dumilitantisme ;
n la question de la représentation de travailleurs issus de petites structures peu syndicalisées ;
n la coexistence d’un objet social relevant des compétences communautaires avec des moyens d’actions en terme de personnel dépendant à près de 45 % du pouvoirrégional ;
n la situation paradoxale du socioculturel, perçu par les pouvoirs publics comme le lieu prioritaire de la réinsertion via les PRC… alors qu’il y existe peu de formationsspécifiques.
L’intérêt de la journée tenait essentiellement en la présence de représentants de l’Onem, de l’Orbem, ainsi que des deux cabinets concernés par les PRC,Piqué à Bruxelles et Van Cauwenberghe en Wallonie.
M. René Vande Maele (Orbem) a dressé une répartition sectorielle des programmes de résorption de chômage en Région bruxelloise. Au 1er octobre 1997,énonce-t-il, les 2731 équivalents temps plein (ETP) relevant des 3 programmes (TCT, ACS et FBI3) se répartissaient de la manière suivante4 (voir tableau).
M. Denis Stokkink, représentant du Ministre Piqué, a rappelé l’objectif prioritaire de la législature, à savoir, disposer d’un tiers-secteur fort etindépendant, nécessitant l’augmentation des moyens budgétaires. Ainsi, l’économie réalisée par la Région sur le passage TCT/ACS a permis l’engagement,en 1997, de 200 ACS supplémentaires. En 1998 et 1999, 500 nouveaux emplois devraient encore être créés.
M. Hugues Decaminada, représentant du Ministre Van Cauwenberghe, ne s’est pas, comme à son habitude, embarrassé de beaucoup de fioritures :
n le socioculturel est un secteur relativement modeste et doit en tirer les conclusions («Ne jouez pas dans la cour des grands !») ;
n il n’y a plus lieu de faire des plans de résorption du chômage mais bien de modifier les politiques actuelles de manière à rendre certains emplois structurels et àorganiser la rotation avec les autres ;
n le Ministre Van Cauwenberghe a dû reculer sur l’évaluation et la transformation des projets PRIME. En contrepartie, il a l’intention de renforcer les projets de partenariat (Ministrede l’Emploi, ministre fonctionnel et l’associatif) ;
n depuis deux ans, il n’y a pas de nouveau contrat PRIME et le budget 98 sera augmenté de 2,5 %… pour répondre au saut d’index et à la revalorisation barémique.
Suite à cette journée, la CESSoC examine maintenant la piste de la réduction du temps de travail avec embauche compensatoire De même, elle devrait proposer auxdifférents ministères concernés (fédéral, emploi régional et tutelle communautaire) un contrat de partenariat de manière à garantir auxassociations une égalité de subventionnement, et selon ses calculs, la création de nouveaux emplois.
1 La Confédération des Employeurs des secteurs Sportifs et Socioculturel s’est constituée en, novembre 1993, avec pour objet de coordonner la représentation des employeursfrancophones à la Commission paritaire pour le secteur socioculturel (n°329). Elle regroupe 9 organisations et fédérations d’employeurs des 13 secteurs du champ decompétence de cette commission. Contact : Pierre Malaise, secrétaire permanent, c/o Ligue des Familles, rue du Trône 127 à 1050 Bruxelles, tél & fax 02/512 0358, e-mail : pierre.malaise.fesep@skynet.be
2 Pour s’y retrouver dans ces matières relativement complexes, il existe un document, gratuit, très volumineux et mis à jour 10 fois par an, portant sur l’ensemble des programmesde résorption du chômage (Wallonie, Bruxelles et Communauté germanophone). «Promotion-Emploi-Formation», une coédition du Forem de Verviers et le Centred’Etudes Droits fondamentaux et Lien social (FUNDP). Contact : M. Langor, rue Pisseroule 283 à 4820 Dison, tél 087/31 32 33, fax 087/33 29 25.
3 Fonds budgétaire interdépartemental pour la promotion de l’emploi, de compétence fédérale.
4 Chiffres et calculs provisoires regroupés par secteur, fournis sous toutes réserves et n’intégrant pas le secteur public (enseignement et communes).

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