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Écolo-Ixelles veut créer 1 300 nouveaux logements privés en quatre ans

Le 13 mars, Écolo-Ixelles1 présentait son plan de campagne pour augmenter le parc du logement sur le territoire de la commune. Membres de la majorité communaledepuis les dernières élections, les « verts » souhaitent créer 1 300 nouveaux logements en quatre ans, « renforcer la part du logement public et en assouplir lagestion par la création d’une Régie foncière ». De plus, ils exigent de la Région qu’elle affecte les charges d’urbanisme prioritairement àune politique sociale du logement. Ils rappellent l’importance de lutter contre les logements vides et l’insalubrité des logements privés. Le parti rappelle sa demande,introduite au niveau fédéral, pour réguler les prix du marché locatif.

28-07-2005 Alter Échos n° 139

Le 13 mars, Écolo-Ixelles1 présentait son plan de campagne pour augmenter le parc du logement sur le territoire de la commune. Membres de la majorité communaledepuis les dernières élections, les « verts » souhaitent créer 1 300 nouveaux logements en quatre ans, « renforcer la part du logement public et en assouplir lagestion par la création d’une Régie foncière ». De plus, ils exigent de la Région qu’elle affecte les charges d’urbanisme prioritairement àune politique sociale du logement. Ils rappellent l’importance de lutter contre les logements vides et l’insalubrité des logements privés. Le parti rappelle sa demande,introduite au niveau fédéral, pour réguler les prix du marché locatif.

Pour Écolo, la commune ixelloise est devenue inaccessible : « Même dans les familles où les deux conjoints travaillent, 70 % n’ont pas les revenus suffisants pouracheter une maison à Ixelles, qui est d’ailleurs devenue en 2002 la commune la plus chère de la Région pour l’achat d’une maison unifamiliale, vendue à280 000 euros – 11 millions FB – en moyenne. Nos élus sont de plus en plus souvent confrontés à des situations dramatiques : pensionnés obligés departir après 40 ans dans un logement, etc. »

1 300 nouveaux logements

Concrètement, la stratégie d’Écolo s’articule autour de quatre axes. Jean-Pierre Raes, échevin de l’Urbanisme, compte s’attaquer aux friches etgrands chancres. Entre 2002 et 2006, il compte remettre sur le marché 1 300 logements privés supplémentaires. Mais il s’agit surtout de logements de luxe (près de500) et de moyen supérieur ou moyen (± 700). Il semble y avoir peu de constructions de logement social en vue. Toutefois, il prévoit de mettre fin aux changementsd’affectation de logements en bureaux, hôtels ou flats-hôtels et de soutenir la tendance inverse (conversion de bureaux, commerces et autres en logements), sous certainesconditions. Il est également prévu d’offrir davantage de grands logements pour les familles nombreuses, d’améliorer l’accès au logement pour lespersonnes à mobilité réduite, de remettre sur le marché des logements vides (taxe, politique proactive vis-à-vis des propriétaires, AIS), de soutenir lesinitiatives de rénovation de l’habitat, d’exiger des charges d’urbanisme pour tout projet de bureau.

Enfin, l’échevin innove, puisqu’il veut favoriser « l’occupation temporaire de logements vides en attente d’une transformation ou d’une démolition». Et de citer en exemple, l’action relative au projet Héron Plaza : « sous l’impulsion de la coopérative BULS, la commune a fait pression sur le promoteur pourque trois maisons de la rue des Drapiers ainsi que les commerces de l’avenue de la Toison d’Or restent occupés en attendant le début effectif du chantier. »

Insalubrité et maffia du logement

L’échevinat Qualité de la Vie mène aussi des actions en vue d’améliorer la qualité et la salubrité des logements privés. Au travers deson service, il « effectue des visites de logements privés à la demande des locataires (en général) et mène une action en direction des propriétairesafin de rendre les logements conformes aux conditions d’habitabilité définies par l’arrêté royal du 8 juillet 1997. Sur la base du rapport de visite, pressionest faite sur le propriétaire pour qu’il remette le logement en état. Il s’agit surtout d’œuvrer pour stabiliser les locataires dans un logement décent etadapté, de lutter contre la location de taudis par des propriétaires indélicats et de dénoncer les sur-locations et les marchands de sommeil ».

Cette action est menée en synergie avec le service de l’Urbanisme, l’asbl Habitat et Rénovation, l’AIS, la table du logement, le service des Affaires sociales et leCPAS. Ce dernier travaille en ce moment à remettre en état son propre parc immobilier pour pouvoir le remettre en location. Il est aussi prévu d’accroître ce parc.Par ailleurs, le CPAS tente de répondre aux demandes des locataires en difficulté. Il leur propose un de ses logements ou les réoriente vers d’autres partenaires (AIS,Foyer ixellois, etc.). Le CPAS contrôle aussi la qualité des logements lors de « visites à domicile » effectuées à la demande du locataire.

Un outil juridique est actuellement en préparation pour rendre cette politique plus efficace. Il s’agit d’un règlement de police administrative concernant lasalubrité des logements. Il devrait être bientôt soumis à l’approbation du Collège et du Conseil.

Logements sociaux

Écolo déplore le manque de logement sociaux à Ixelles. Il en attribue la faute aux libéraux : « 150 ans de gestion libérale laissent Ixelles bonnedernière du classement régional en termes de logements publics : seulement 3,2 % des logements sont publics à Ixelles, à comparer à la moyenne régionale de 8 % ! » Les « verts » soulignent les difficultés du Foyer ixellois, qui « ne peut pas répondre à l’énorme demande et il faut attendre detrès nombreuses années pour y obtenir un logement social. Le Foyer n’a pas les fonds pour construire. Pire, certains des 1 200 logements du Foyer sont insalubres, et 50 doiventrester vides faute de moyens pour les rénover, malgré les demandes de subsidiation introduites dans les formes à la Région. Écolo-Ixelles soutient donc sesdéputés régionaux qui proposent le doublement du budget logement de la Région, pour faire face à l’ampleur de la crise du logement social et moyen».

1. Écolo Ixelles, rue du Viaduc, 39 à 1050 Bruxelles, tél. : 02 626 99 75, fax : 02 626 99 78, mail : ecolo.ixelles@pi.be, site : www.ecolo.be/ixelles

Baudouin Massart

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