Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Social

Droits oubliés ? Exemple avec le Secal

Vous avez oublié de les réclamer. Quoi? Vos droits? Le dossier d’Alter Échos fait le point sur l’abus mais aussi l’oubli de nos droits. Parce qu’on ignore l’existence de ces droits, parce qu’ils sont mal fichus, parce qu’ils nous effraient. Exemple avec le recours au Secal.

12-06-2015
© Lucie Castel

Vous avez oublié de les réclamer. Quoi ? Vos droits ? Le dossier d’Alter Échos fait le point sur l’abus mais aussi l’oubli de nos droits. Parce qu’on ignore leur existence, parce qu’ils sont mal fichus, parce qu’ils nous effraient. Exemple avec le recours au Secal.

Vous êtes parent séparé et votre ex se la joue Alzheimer au moment de verser la pension alimentaire ? Le Service des créances alimentaires (Secal) vous permet de récupérer les arriérés impayées et d’avancer les autres. Condition : vous gagnez moins 1.800 euros net par mois. Ce montant a été augmenté l’an passé (avant, il plafonnait à 1.300 euros). L’ouverture du service des créances alimentaires à davantage de ménages aurait du entrainer une forte augmentation des demandes, de quoi prévoir un budget supplémentaire de 8 millions d’euros pour 2015. Au lieu de 8, ce sera 1,2 millions. Pourquoi ? Parce que peu de bénéficiaires en avaient fait la demande en 2014. Étonnant alors que le risque de pauvreté pour une famille monoparentale avoisine les 40 %, et qu’un parent sur deux ne perçoit jamais ou presque jamais la contribution alimentaire auquel il a droit (source enquête Ligue des familles, 2013).

Pourquoi ce droit oublié ?

« Parce que le SECAL est invisible, explique Delphine Chabbert, directrice politique de la Ligue des familles. Les parents ne connaissent pas son existence. Le Ministère des Finances n’a pas organisé de campagne d’information grand public. Les bureaux d’enregistrement présents dans 145 localités, assurant une proximité géographique avec les parents, ont été supprimés en 2010. Enfin, les professionnels qui entourent les parents lors d’une séparation (avocats, notaires etc.), ne renvoient pas systématiquement au SECAL pour les avances. »

Olivier Bailly

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)