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"Contrat de ville : des moyens pour La Louvière"

02-04-2002 Alter Échos n° 117

Jeune cité née de la révolution industrielle, La Louvière n’a pas bénéficié, ces dernières années, d’uneréputation très flatteuse. Le marasme économique et les faillites successives (Boël, Hoogovens-UGB, Novoboch) l’ont cruellement éperonnée, malgrédes efforts constants en matière de développement social et culturel.
Aujourd’hui, les difficultés économiques refont surface et la nécessité d’un contrat de ville2, voire d’un projet de ville plus global (urbanisation,mobilité) s’est faite plus aiguë. En plus d’Anvers, de Charleroi, Liège et Gand, villes de plus de 150.000 habitants, inscrites au rang des grandes villes en 2000, legouvernement a en 2001 élargi la liste à quatre nouvelles villes : La Louvière, Mons, Ostende et Seraing.3 Sur un crédit total de 38.423.496,34 euros, ces quatredernières se partagent 3.895.027 euros, au prorata de leur population. Forte de ses 76.533 habitants, La Louvière bénéficie de 1.010.860,22 euros en 2001 et 1.692.818,08pour l’année 2002.
Mais quels objectifs cet argent va-t-il permettre de réaliser ? Démocratie participative, logement, communication et cohésion sociale sont devenus les maîtres mots de lamajorité socialiste conduite par le bourgmestre Willy Taminiaux dans la Cité des loups. Quatre axes conduiront cette politique de ville4 :
> l’amélioration du cadre de vie,
> l’amélioration des conditions de vie,
> l’amélioration de la sécurité
> et le renforcement de la fonction économique.
Cinq initiatives viendront s’y greffer :
> les mairies de quartier : un espace d’accueil, d’écoute, de parole dans trois quartiers difficiles (Maurage, Saint-Vaast et Bois-du-Luc). Il s’agira de rénoverdes bâtiments qui accueilleront des activités d’animation ainsi que des activités à buts spécifiques (ateliers vélos, permanence CPAS, maison verte,cyberespace, gestion des aires de jeux).
> maison de la solidarité, maison de l’économie sociale, maison des associations et magasin citoyen : il s’agit d’offrir au centre-ville un soutien logistique auxnombreuses associations à caractère culturel, social et d’économie sociale, par l’achat de l’ancienne maison du peuple (sur la place Mansart) et la restaurationde trois bâtiments5.
> Réhabilitation de logements : beaucoup d’étages de commerces étant inoccupés en centre-ville, l’objectif est d’aménager des accès parl’arrière pour en faire des logements et rendre au centre sa dimension multifonctionnelle. Il s’agira de trouver des accords juridiques et financiers pour permettrel’accès aux étages par la création d’îlots intérieurs6.
> Formation d’un staff de médiateurs interculturels et accueil des habitants dont des nouveaux immigrants : sur la base d’une étude réalisée par le CeRAIC7.Il s’agit de former quelques personnes d’origine étrangère à l’accompagnement social. Elles pourraient intervenir à la demande sur l’ensemble duterritoire louviérois tant pour les services communaux que pour d’autres institutions (hôpitaux). Rédaction d’un livret d’accueil traduit en différenteslangues.
> Pilotage du programme : il s’agira de favoriser une approche intégrée de l’ensemble des actions du contrat de ville, de favoriser la participation de la populationvisée, de développer la citoyenneté en provoquant la rencontre entre les partenaires et la population visée.
1 1998, mise en place du programme Urban II à Bois-du-Luc et à Jemappes (Mons) et mise en route, en 2000, d’une dynamique de liens sociaux par le biais d’animations urbaines : Décrocher la lune, Parade des Allumeurs, etc.
ý Conformément à la loi du 17 juillet 2000, déterminant les conditions auxquelles les autorités locales peuvent bénéficier d’une aidefinancière de l’État dans le cadre de la politique urbaine et habilitant l’État à octroyer un soutien spécifique aux villes connaissant de façonsensible des problèmes inhérents au milieu urbain, le contrat de ville vise à « optimaliser un processus de changement collectif permettant de maintenir et de développer laqualité de vie pour tous les habitants et avant tout ceux des quartiers difficiles. »
3 Sur la base d’une étude universitaire, «Structures sociales et quartiers en difficulté» demandée en 2001 par le ministre Charles Picqué.
4 Michel Brouette : coordinateur du contrat de ville, place communale 1, hôtel de ville à 7100 La Louvière, tél. : 064 27 79 76, e-mail : michel.brouette@lalouviere.be
5 Pour le magasin citoyen : Jacques Gobert (président du CPAS), tél. : 064 88 50 11.
6 Gestionnaire centre-ville (Étienne Timmermans), tél. : 064 27 87 65.
7 Centre régional d’action interculturelle du Centre, Trivières, Françoise Rondeau, tél : 064 23 86 56.

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