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Migrations

CGRA : les oreilles s’ouvrent peu à peu aux femmes

Le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) a déployé de nombreux dispositifs pour mieux accueillir la parole de femmes exilées victimes de violences de genre. Mais la situation n’est pas rose pour autant et des efforts restent à faire, pointent les associations.

© Philippe Debongnie

«Je n’ai pas entendu une seule femme demandeuse d’asile qui n’ait pas ressenti une forme de violence lors d’un entretien au CGRA.» Pour Mélanie Jocquet, travailleuse sociale au GAMS – Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles –, le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, malgré ses efforts de formation des officiers de protection, ne réussit pas toujours à adopter une lecture genrée des dossiers.

Le moment de l’entretien au CGRA est un moment clé. Quelques heures cruciales en un seul entretien. L’agent du CGRA va-t-il la croire? Va-t-il accorder la protection de la Belgique à cette femme qui a quitté son pays? Le stress est intense. «Et certaines femmes ne mesurent pas toujours le niveau de détail qu’il faudra raconter à une personne inconnue», ajoute Mélanie Jocquet.

Mais chaque chose en son temps. Avant d’arriver au CGRA, la demandeuse d’asile doit introduire sa demande au centre du Petit-Château. Elle sera ensuite reçue par l’Office des étrangers (OE) pour un échange d’ordre factuel et administratif. Les raisons de l’exil sont grossièrement évoquées, dans les grandes lignes.

C’est à ce moment-là qu’il sera demandé à cette femme exilée si, lors de l’étape suivante de sa procédure, au CGRA, elle souhaite être interviewée par un agent de protection masculin ou féminin. Même question au sujet de l’interprète. «L’Office des étrangers devrait davantage...

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Cédric Vallet

Cédric Vallet

Journaliste (jeunesse, aide à la jeunesse et migrations)

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