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Logement

Bruxelles, une ville de locataires ?

Près de 60% des logements bruxellois sont entre les mains d’investisseurs immobiliers. Une tendance qui devrait s’accentuer, malgré la nouvelle réforme fiscale censée notamment faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes ménages.

07-01-2015
© Flickr

Malgré les évolutions fiscales prévues pour favoriser les propriétaires occupants, près de 60 % des logements à Bruxelles sont entre les mains d’investisseurs immobiliers. En d’autres termes, seuls 4 propriétaires sur 10 occupent réellement leur logement. La majorité des biens étant mis en location. C’est ce qui ressort des derniers chiffres fournis par le ministère bruxellois du Logement, cités dans L’Écho, ce mardi.

Les communes qui comptent le moins de propriétaires occupants sont Saint-Gilles (25,55 %), la Ville de Bruxelles (28,59 %), Ixelles (28,87 %) et Saint-Josse (29,4 %). La capitale se place ainsi en dessous de la moyenne nationale, qui avoisine les 70 % de propriétaires occupants. Cette tendance risque de s’accentuer. Pour 2020, le réseau d’agences Trevi prévoit que les investisseurs (grands propriétaires privés, ex-sicafis ou petits propriétaires particuliers) détiendront pas moins de deux tiers du parc immobilier de la Région de Bruxelles-Capitale.

Récemment, la Région a mis sur les rails une nouvelle réforme fiscale. Elle prévoit de supprimer, d’ici 2017, les additionnels régionaux de 1 % sur l’impôt des personnes physiques (IPP) ainsi que la taxe de ménage annuelle de 89 euros. Pour compenser ce manque à gagner (65 millions d’euros par an pour les deux taxes), Bruxelles prévoit une hausse du précompte immobilier. Avec, pour résultat, un effet neutre pour les propriétaires occupants et négatif pour les propriétaires qui mettent en location. Ces derniers verront uniquement leur précompte immobilier augmenter… Par ailleurs, le gouvernement planche sur une réforme des droits d’enregistrement qui devrait faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes ménages.

Rafal Naczyk

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