Appel d'offres de la SNCB pour le nettoyage de ses gares bruxelloises. Une entreprise le remporte et sous-traite cette activité à une autre entreprise qui embauche des Roumains sansrespecter la législation sociale. En l'absence d'une loi sur la coresponsabilité des donneurs d'ordre, la SNCB peut difficilement être inquiétée. Les gares de Bruxelles sont propres. Grâce à quatorze personnes largement exploitées. C'est en tout cas ce que rapportent plusieurs interlocuteurs issus du monde syndical. Queces travailleurs soient roumaines ne change pas grand-chose, sauf que leur situation précaire les pousse probablement à accepter des conditions de travail plus que limites.Bruxelles-Midi, Central, Nord, Luxembourg, Schuman et Etterbeek sont concernées. Sept jours sur sept, sans jour de repos, ils travaillent de 22 heures à 6 heures du matin. Ils sontpayés, mais ne reçoivent pas les primes de nuit ni les primes du travail le week-end. Certains ont vaguement un contrat, non respecté, d'autres ont endossé un statutd'indépendant afin d'éviter à leur employeur d'avoir à débourser des cotisations sociales. Ce que l'on appelle des « faux indépendants ». Enfin,certains n'auraient rien du tout. En cause : la sous-traita...
Emploi/formation
Attention, Roumains exploités dans les gares de Bruxelles
La sous-traitance en cascade entraîne l’exploitation de travailleurs. Démonstration par l’exemple avec le nettoyage des gares bruxelloises.
Cédric Vallet
Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !
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