Fraîchement élu à la présidence de la Ligue des droits de l'Homme (LDH)1, Alexis Deswaef revient avec vigueur sur ces défis qui l'enthousiasment, ces injustices qui le révoltent, cette volonté qui l'anime. Il parle calmement mais avec conviction, cherchant sans cesse du regard son interlocuteur comme pour mieux remporter son adhésion. La gestuelle accompagne le mot ; posée mais volontaire. Alexis Deswaef est un homme de défis et celui de défendre les droits fondamentaux est celui qu'il s'est fixé au mois de décembre dernier. « En tant que citoyens, nous interpellons le pouvoir politique. » Voilà comment il porte ce costume de bénévole qu'il endosse en plus de celui d'avocat. Juriste de formation (licence obtenue à l'UCL), spécialisé dans les matières sociales qu'il exerce au Barreau de Bruxelles, il trône – aujourd'hui et pour les deux prochaines années – au sommet de la défense des droits collectifs. Avec entrain et persuasion. Et pourtant, il ne se destinait pas à une telle fonction. « Je n'avais pas pour ambition de devenir avocat », dit-il, avouant également n'avoir accepté ce nouveau rôle, chronophage s'il en est, qu'au terme d'une « mûre réflexion ». Pourquoi ? « Le sens de la justice est mon moteur. Je voulais utiliser le droit pour solutionner les problèmes auxquels sont confrontés les plus vulnérables. » La raison est noble, les mots loin d'être vains dans la bouche d...
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Fraîchement élu à la présidence de la Ligue des droits de l'Homme (LDH)1, Alexis Deswaef revient avec vigueur sur ces défis qui l'enthousiasment, ces injustices qui le révoltent, cette volonté qui l'anime. Il parle calmement mais avec conviction, cherchant sans cesse du regard son interlocuteur comme pour mieux remporter son adhésion. La gestuelle accompagne le mot ; posée mais volontaire. Alexis Deswaef est un homme de défis et celui de défendre les droits fondamentaux est celui qu'il s'est fixé au mois de décembre dernier. « En tant que citoyens, nous interpellons le pouvoir politique. » Voilà comment il porte ce costume de bénévole qu'il endosse en plus de celui d'avocat. Juriste de formation (licence obtenue à l'UCL), spécialisé dans les matières sociales qu'il exerce au Barreau de Bruxelles, il trône – aujourd'hui et pour les deux prochaines années – au sommet de la défense des droits collectifs. Avec entrain et persuasion. Et pourtant, il ne se destinait pas à une telle fonction. « Je n'avais pas pour ambition de devenir avocat », dit-il, avouant également n'avoir accepté ce nouveau rôle, chronophage s'il en est, qu'au terme d'une « mûre réflexion ». Pourquoi ? « Le sens de la justice est mon moteur. Je voulais utiliser le droit pour solutionner les problèmes auxquels sont confrontés les plus vulnérables. » La raison est noble, les mots loin d'être vains dans la bouche d...