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Regard critique · Justice sociale

Le Gouvernement régional bruxellois1 a adopté le 15 janvier le programme «quartiers d’initiative» dont il avait décidé le principe le 27 novembre, enréaction aux événements de Cureghem.
Ce programme «one shot» sera financé par 400 millions régionaux (ajustement budgétaire) auxquels s’ajoutent 175 millions fédéraux. Les communesconcernées devront elles aussi intervenir : à concurrence de 10 % des sommes consacrées aux quartiers sur leur territoire.
Le Gouvernement a dressé une liste d’actions dont la mise en oeuvre doit être visible et rapide. Peu de nouveautés : il s’agit principalement d’intensifier des actions classiquesou de renforcer/compléter des dispositifs existants, dans le domaine de «l’amélioration du cadre de vie» ou du «renforcement de la cohésion sociale».
> Embellissement des espaces publics (trottoirs, places, squares, éclairage).
> Embellissement d’immeubles (ravalement de façades d’écoles, postes, jstices de paix ; clôtures de terrains vagues ; fresques).
> Création d’équipements de proximité, surtout sportifs.
> Participation des habitants et organisation d’assemblées de quartier.
> Insertion socioprofessionnelle (régies de quartier pour travaux d’intérêt général, entreprises d’insertion ; clauses sociales ; formation en alternance ;«parrainage d’entreprises»)
> Prévention et sécurité (conseils aux PME, animateurs de rue, antennes de police).
La création d’emploi dans les quartiers reste prioritaire : en plus du volet insertion, création de postes d’agents contractuels subventionnés (ACS) ou de programme de transitionprofessionnelle (PTP).
Les études préalables à quatre nouveaux contrats de quartier seront en outre entamées.
La DRISU2 aura à assurer la continuité entre ces mesures et les dispositifs préexistants : programme européen Urban, contrats de quartier, etc.
Pour la souplesse de mise en oeuvre, le Gouvernement se dote d’une procédure qui lui permettra d’adopter rapidement des mesures urbanistiques qui dérogent à son PlanRégional de Développement (PRD)3.
«Le Gouvernement n’exclut pas de répéter un effort similaire en 1998» si toutefois les recettes de ce budget sont suffisantes.
1 Cabinet du Ministre-Président Ch. Picqué, rue Ducale 9 à 1000 bruxelles, tél. : 02/506 32 11, fax 02/514 40 22.
2 Délégation Régionale Interministérielle aux Solidarités urbaines, rue Marché-aux-Poulets 7 à 1000 Bruxelles, tél. : 02/505 14 96, fax : 02/50514 07.
3 Rens. : cabinet du ministre régional de l’Aménagement du Territoire H. Hasquin, bd. du Régent 21-23 à 1000 Bruxelles, tél. : 02/506 33 11, fax : 02/513 50 80.

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