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Justice

Violences policières :
entre impunité et déni
de reconnaissance

En dépit des critiques d’instance internationale, les violences policières persistent en Belgique. Difficile de connaître leur progression, car le nombre de plaintes enregistrées reste mince. Englouties dans une spirale de déni de la part des autorités et d’enquêtes non effectives, les victimes souffrent dans l’ombre.

Milo Milfort 17-10-2017 Alter Échos n° 453

En dépit des critiques d’instance internationale, les violences policières persistent en Belgique. Difficile de connaître leur progression, car le nombre de plaintes enregistrées reste mince. Englouties dans une spirale de déni de la part des autorités et d’enquêtes non effectives, les victimes souffrent dans l’ombre.  

Bastonnades, harcèlements, intimidations, pressions psychologiques, abus de pouvoir, humiliations, utilisation de prises interdites, insultes verbales et racistes, notamment lors d’arrestations, d’interventions policières, manifestations et contrôles aux mains de policiers communaux, de la gendarmerie et de la police judiciaire restent monnaie courante. Les plus touchés sont des jeunes, notamment ceux des quartiers précaires, sans papiers et issus de l’immigration vivant à Bruxelles. «Les arrestations sont souvent inexpliquées et injustifiées de la part de forces de l’ordre qui appliquent les principes. On constate qu’un grand nombre de recours à la force pratiqués ne répondent pas à ces critères (NDLR: entre autres, principe de légalité, de nécessité et de proportionnalité)», explique Geneviève Parfait responsable de l’Observatoire des violences policières en Belgique (OBSPOL) – un site web de surveillance des brutalités policières. Elle ne veut pas parler de banalisation du problème par la société, néanmoins, elle indique qu’une catégorie de jeunes confront...

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En dépit des critiques d’instance internationale, les violences policières persistent en Belgique. Difficile de connaître leur progression, car le nombre de plaintes enregistrées reste mince. Englouties dans une spirale de déni de la part des autorités et d’enquêtes non effectives, les victimes souffrent dans l’ombre.  

Bastonnades, harcèlements, intimidations, pressions psychologiques, abus de pouvoir, humiliations, utilisation de prises interdites, insultes verbales et racistes, notamment lors d’arrestations, d’interventions policières, manifestations et contrôles aux mains de policiers communaux, de la gendarmerie et de la police judiciaire restent monnaie courante. Les plus touchés sont des jeunes, notamment ceux des quartiers précaires, sans papiers et issus de l’immigration vivant à Bruxelles. «Les arrestations sont souvent inexpliquées et injustifiées de la part de forces de l’ordre qui appliquent les principes. On constate qu’un grand nombre de recours à la force pratiqués ne répondent pas à ces critères (NDLR: entre autres, principe de légalité, de nécessité et de proportionnalité)», explique Geneviève Parfait responsable de l’Observatoire des violences policières en Belgique (OBSPOL) – un site web de surveillance des brutalités policières. Elle ne veut pas parler de banalisation du problème par la société, néanmoins, elle indique qu’une catégorie de jeunes confront...

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