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Justice

Prisons : le téléphone sonne

Depuis le mois de juillet, la ligne téléphonique Info’Prison recueille les témoignages de détenus et de leurs proches. Un espace de liberté alors que les établissements pénitentiaires se déconfinent avec peine.

© Flickrcc Apionid
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Lancée par l’Observatoire international des prisons (OIP), la Ligue des droits humains, le Genepi Belgique et le Collectif de luttes anti-carcérales, la ligne téléphonique Info’Prison a pour but de transmettre au mieux ce qui se passe derrière les barreaux en prenant les informations à la source et en les rassemblant par la vingtaine de bénévoles qui écoutent chaque mercredi et samedi toute personne qui souhaiterait témoigner d’un quotidien bien souvent hors de portée. «En moyenne, on reçoit entre quatre et cinq appels par permanence, indique Damien Scalia, de la Ligue des droits humains. Beaucoup insistent sur l’importance de cette ligne téléphonique, qu’elle manquait au paysage et offre désormais la possibilité d’avoir quelqu’un à qui parler en cette période difficile où, avec cette crise sanitaire, les conditions de détention se sont détériorées et beaucoup de détenus se retrouvent livrés à eux-mêmes, éloignés de leurs familles.» Il ajoute: «Déjà en temps normal, l’ADN du système pénitentiaire est d’être opaque, et dès qu’il y a une possibilité de le redevenir, il y plonge naturellement. Dans ce contexte difficile, cela signifie moins d’avocats, moins de familles, moins de droits respectés, et, si la ligne téléphonique est une petite fenêtre d’ouverture, elle reste faible quand même.»  «Les personnes espèrent qu’en nous appelant, on va pouvoir trouver du tac au tac une solut...

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Lancée par l’Observatoire international des prisons (OIP), la Ligue des droits humains, le Genepi Belgique et le Collectif de luttes anti-carcérales, la ligne téléphonique Info’Prison a pour but de transmettre au mieux ce qui se passe derrière les barreaux en prenant les informations à la source et en les rassemblant par la vingtaine de bénévoles qui écoutent chaque mercredi et samedi toute personne qui souhaiterait témoigner d’un quotidien bien souvent hors de portée. «En moyenne, on reçoit entre quatre et cinq appels par permanence, indique Damien Scalia, de la Ligue des droits humains. Beaucoup insistent sur l’importance de cette ligne téléphonique, qu’elle manquait au paysage et offre désormais la possibilité d’avoir quelqu’un à qui parler en cette période difficile où, avec cette crise sanitaire, les conditions de détention se sont détériorées et beaucoup de détenus se retrouvent livrés à eux-mêmes, éloignés de leurs familles.» Il ajoute: «Déjà en temps normal, l’ADN du système pénitentiaire est d’être opaque, et dès qu’il y a une possibilité de le redevenir, il y plonge naturellement. Dans ce contexte difficile, cela signifie moins d’avocats, moins de familles, moins de droits respectés, et, si la ligne téléphonique est une petite fenêtre d’ouverture, elle reste faible quand même.»  «Les personnes espèrent qu’en nous appelant, on va pouvoir trouver du tac au tac une solut...

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Pierre Jassogne

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Journaliste (social, justice)

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