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"Pierre Hazette présente une note d'information pour revaloriser l'enseignement en alternance"

20-11-2000 Alter Échos n° 86

Dans une note d’information présentée le 16 novembre au gouvernement de la Communauté française, le ministre de l’Enseignement secondaire1, Pierre Hazette, propose derevoir le décret de 1991 organisant l’enseignement en alternance. Cette note vise à “la mise en place d’un dispositif performant de formation en alternance, filièred’éducation et de formation à part entière, pour permettre aux jeunes d’apprendre réellement un métier dès l’âge de 16 ans, quel que soit leurpassé scolaire” et répond à la Déclaration de politique communautaire. L’intérêt du ministre pour ce type d’enseignement se justifie par le fait quel’alternance est susceptible de répondre aux attentes d’un certain nombre de jeunes qui ne trouvent pas ou plus leur épanouissement dans l’enseignement de plein exercice. Larevalorisation devrait offrir deux avantages :
n la possibilité, dès la fin du 1er degré, d’entrer dans une formation en alternance et par là de sortir du cadre strictement scolaire.
> L’ouverture de l’alternance vers le haut en proposant aux écoles techniques (aux 3e cycles et aux 7e professionnelles) de créer des filières d’enseignement en étroiterelation avec une première expérience professionnelle.
À la suite d’une série de réunions de travail des membres du cabinet du ministre Hazette avec les représentants des réseaux ; différentes pistes de travailont été retenues pour “faire du CEFA un lieu de valorisation et de validation des acquis personnels et professionnels” visant à l’insertion socio-professionnelle dujeune. Ces mesures tournent autour de la mise en place de Collèges d’alternance. Ceux-ci assureront, de façon transversale, l’organisation des formations en alternance ainsi que lagestion des moyens financiers et pédagogiques.
Jusqu’ici, les CEFA sont attachés à une école siège. La redéfinition de la fonction de coordinateur devrait permettre d’étendre l’enseignement en alternanceen proposant à d’autres établissements, appelés “écoles coopérantes”, de mettre sur pied des formations au sein de leur cursus. Ces Collègesd’alternance, au nombre de 40 (quelques-uns de moins que les actuels CEFA), seront répartis au prorata du nombre d’élèves inscrits dans les formations en alternance dans chaqueréseau. La possibilité est laissée, comme c’était le cas dans le décret de 91, d’organiser des formations inter-réseaux. Mais jusqu’ici, cetteopportunité n’a pas été saisie. Ces collèges doivent favoriser la diffusion de la logique de l’enseignement en alternance dans des écoles qui ne possèdentpas de CEFA. Pour ces établissements, c’est l’occasion de faciliter la transition formation-emploi. C’est aussi la possibilité d’organiser des formations dont laspécificité ne peut s’envisager que dans une démarche d’alternance, des modules de filières porteuses en terme d’emploi, des formations complémentaires, desformations en immersion dans une optique de concrétisation des apprentissages tout en respectant les profils spécifiques à l’alternance définit par la CCPQ.
Le rôle du coordinateur apparaît central dans le texte ; il est chargé de :
n dynamiser l’équipe d’accompagnateurs dans chaque école coopérante ;
n favoriser des liens transversaux entre les accompagnateurs et les formateurs des écoles proposant une formation en alternance ;
n nouer des relations avec les partenaires sociaux, les entreprises ;
n animer la structure d’accueil permettant à chaque jeune de construire un projet professionnel qui lui est propre en élaborant un parcours de formation et d’insertionindividualisé.
On souligne, dans l’entourage du ministre Hazette, que la réforme proposée passe nécessairement par la revalorisation statutaire du coordinateur. Celle-ci devrait seréaliser, à plus long terme, en parallèle avec la mise en route de la modification du décret.
La redéfinition de la fonction d’accompagnateur quant à elle s’inscrit dans une logique de formation continue notamment grâce à la mise sur pied d’outils d’accompagnementet de suivi. Jusqu’ici, les formations étaient liées à la bonne volonté des écoles. Les outils de formation étaient très peu structurés et maldiffusés. L’administration et le cabinet travaillent à la mise en place d’outils d’accompagnement qui seront proposés aux différents réseaux dans le courant de 2001à partir d’outils construits dans le cadre des projets soutenus par le programme européen Emploi.
La note intègre aussi les aides prochainement proposées par le Gouvernement fédéral, qui propose des mesures permettant aux travailleurs âgés de 50 ans etplus de faire bénéficier de leur expérience les jeunes travailleurs en phase d’intégration. Ce type de mesure serait étendu aux élèves enalternance.
Du point de vue des échéances, un avant-projet de modification du décret de 91 devrait être proposé à la fin de l’année.
1 Cabinet du ministre de l’enseignement secondaire, bd du Régent 40 à 1000 Bruxelles, tél. : 02 213 17 00, fax : 02/213 17 09.

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