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Les représentations de la pauvreté

Nos regards sur la pauvreté

«Personnes démunies», «fragilisées» ou «en situation de pauvreté»? Victimes d’un système ou d’accidents de parcours? Pauvreté des jours de grand froid ou précarité sous le soleil? Un colloque interroge nos représentations.

«Il est plus facile pour un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu.» L’Évangile selon Matthieu… (peinture de Raphaël, "La Transfiguration")

«Personnes démunies», «fragilisées» ou «en situation de pauvreté»? Victimes d’un système ou d’accidents de parcours? Pauvreté des jours de grand froid ou précarité sous le soleil? Un colloque interroge nos représentations.

À l’asbl Espace social Télé-Services, on ne dit plus «bénéficiaires» (qui renvoie à une idée d’assistanat) ni «usagers» (de mauvaises oreilles entendent «usagés») mais «passagers». En ce jour d’octobre, l’association a rempli la salle du Café du Peuple à Saint-Gilles de travailleurs sociaux, étudiants ou «passagers» pour un colloque «Arrêt sur images». Celui-ci entend explorer les représentations de la pauvreté à travers l’histoire, les arts et les médias. Car, note Valérie Ska, la directrice, «la pauvreté, on en parle peu ou mal». On regarde souvent le symptôme au lieu d’analyser le contexte sociétal. «Or, il n’y a pas d’aide efficace si elle ne s’adresse pas aux causes.» Cette journée veut être l’occasion de sortir la tête du guidon.
Heureux les pauvres
L’historienne Anne Roekens (UNamur) et le juriste et philosophe Jacques Fierens (UNamur, UCL, ULiège) embarquent la salle dans un voyage dans le temps à la découverte du regard des artistes sur la pauvreté. Dès l’Antiquité, observent-ils, il y a une double vision. La pauvreté peut être une punition divine, une indignité, une infraction. Au Moyen Âge, elle s’incarne dans la figure des gueux, des estropié...

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«Personnes démunies», «fragilisées» ou «en situation de pauvreté»? Victimes d’un système ou d’accidents de parcours? Pauvreté des jours de grand froid ou précarité sous le soleil? Un colloque interroge nos représentations.

À l’asbl Espace social Télé-Services, on ne dit plus «bénéficiaires» (qui renvoie à une idée d’assistanat) ni «usagers» (de mauvaises oreilles entendent «usagés») mais «passagers». En ce jour d’octobre, l’association a rempli la salle du Café du Peuple à Saint-Gilles de travailleurs sociaux, étudiants ou «passagers» pour un colloque «Arrêt sur images». Celui-ci entend explorer les représentations de la pauvreté à travers l’histoire, les arts et les médias. Car, note Valérie Ska, la directrice, «la pauvreté, on en parle peu ou mal». On regarde souvent le symptôme au lieu d’analyser le contexte sociétal. «Or, il n’y a pas d’aide efficace si elle ne s’adresse pas aux causes.» Cette journée veut être l’occasion de sortir la tête du guidon.
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L’historienne Anne Roekens (UNamur) et le juriste et philosophe Jacques Fierens (UNamur, UCL, ULiège) embarquent la salle dans un voyage dans le temps à la découverte du regard des artistes sur la pauvreté. Dès l’Antiquité, observent-ils, il y a une double vision. La pauvreté peut être une punition divine, une indignité, une infraction. Au Moyen Âge, elle s’incarne dans la figure des gueux, des estropié...

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Céline Gautier

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