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Les questions de genre, dernières de classe

La conscience des inégalités semble concomitante au travail social. Pourtant, les discriminations de genre sont encore très peu abordées dans le cursus d’assistant social, où les jeunes femmes demeurent par ailleurs largement majoritaires. Cours dédié ou approche transversale: être initié à ces questions peut infléchir toute une pratique professionnelle.

© Philippe Debongnie

«Il y a très peu de prise de conscience sur la notion de genre, que ce soit dans la formation des assistants sociaux ou au niveau du fonctionnement des écoles», résume d’emblée Louise Warin, récemment retraitée et longtemps enseignante à l’HELMO-Esas (École supérieure d’action sociale) de Liège. Pendant quinze ans, elle y a assuré un cours à option pour les futurs assistants sociaux de troisième (et dernière) année sobrement intitulé «Genre et travail social» et suivi par une cinquantaine d’étudiants sur les quelque 250 que compte la section. Un cours conçu à son initiative propre et qui est resté… optionnel. «J’ai introduit ce cours au moment où la direction de l’école était assurée par une femme qui partageait mes préoccupations. La demande de rendre ce cours obligatoire a été faite plusieurs fois, soutenue par les évaluations des étudiants, mais les directions masculines qui ont suivi s’y sont toujours opposées», détaille Louise Warin.

Depuis 2014, les universités de Belgique francophone sont tenues par décret de compter en leur sein une personne de contact «Genre» assurant des missions d’information, de sensibilisation et de mise en réseau. Jusqu’à ce jour, les hautes écoles ne possèdent en revanche aucune balise de ce type. «Le pouvoir reste aussi très masculin dans les universités, mais il y a au moins ce cadre légal qui est un allié pour les femmes qui voudraient par ...

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Julie Luong

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