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Les jeux comme outils critiques. Ou l’autre histoire du Monopoly

Les jeux sont des outils utiles dans le secteur social et pédagogique. Ils ont même un cursus dévolu pour former à cette culture ludique, qui attire assistants sociaux, éducateurs spécialisés, bibliothécaires,… On en parle avec son responsable et passionné de jeux, Michel Van Langendonckt.

Le Monopoly, tout le monde le connaît. Mais le Taudis-Poly? L’idée du jeu, créé par l’association marseillaise Didac’Ressources, est née lors des manifestations massives de 2018 faisant suite aux effondrements meurtriers de la rue d’Aubagne, en plein centre, lors de laquelle une manifestante a crié «Va falloir qu’ils arrêtent de jouer au Monopoly avec nos vies!» «On s’est dit qu’il fallait partir de quelque chose que tout le monde connaissait», a expliqué Fathi Bouaroua, militant du logement à Marseille, lors du salon Habitools en ligne organisé par le Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat1.

Sur ce plateau, pas de grands hôtels, mais des immeubles insalubres, à commencer par les bidonvilles toujours existants dans et autour de la cité phocéenne. Chaque joueur est amené à lire l’article de presse relatif à l’immeuble qu’il acquiert. Jouer pour sensibiliser, pour informer et interpeller sur le mal-logement. C’est l’objectif de ses créateurs, qui ont depuis lancé un autre jeu, le PunaiZo qui vise à s’informer et de protéger des punaises de lit, un grand fléau.

«Les jeux à règles préétablies (à distinguer du jeu en tant que jouet ou de l’attitude ludique, NDLR) sont connotés d’un contenu culturel, moral ou immoral. Bien sûr, en utilisant des jeux de société, on peut déconstruire des choses», explique Michel Van Langendonckt, «tombé dans le jeu à l’adolescence, et...

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Le Monopoly, tout le monde le connaît. Mais le Taudis-Poly? L’idée du jeu, créé par l’association marseillaise Didac’Ressources, est née lors des manifestations massives de 2018 faisant suite aux effondrements meurtriers de la rue d’Aubagne, en plein centre, lors de laquelle une manifestante a crié «Va falloir qu’ils arrêtent de jouer au Monopoly avec nos vies!» «On s’est dit qu’il fallait partir de quelque chose que tout le monde connaissait», a expliqué Fathi Bouaroua, militant du logement à Marseille, lors du salon Habitools en ligne organisé par le Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat1.

Sur ce plateau, pas de grands hôtels, mais des immeubles insalubres, à commencer par les bidonvilles toujours existants dans et autour de la cité phocéenne. Chaque joueur est amené à lire l’article de presse relatif à l’immeuble qu’il acquiert. Jouer pour sensibiliser, pour informer et interpeller sur le mal-logement. C’est l’objectif de ses créateurs, qui ont depuis lancé un autre jeu, le PunaiZo qui vise à s’informer et de protéger des punaises de lit, un grand fléau.

«Les jeux à règles préétablies (à distinguer du jeu en tant que jouet ou de l’attitude ludique, NDLR) sont connotés d’un contenu culturel, moral ou immoral. Bien sûr, en utilisant des jeux de société, on peut déconstruire des choses», explique Michel Van Langendonckt, «tombé dans le jeu à l’adolescence, et...

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Sur ce plateau, pas de grands hôtels, mais des immeubles insalubres, à commencer par les bidonvilles toujours existants dans et autour de la cité phocéenne. Chaque joueur est amené à lire l’article de presse relatif à l’immeuble qu’il acquiert. Jouer pour sensibiliser, pour informer et interpeller sur le mal-logement. C’est l’objectif de ses créateurs, qui ont depuis lancé un autre jeu, le PunaiZo qui vise à s’informer et de protéger des punaises de lit, un grand fléau.

«Les jeux à règles préétablies (à distinguer du jeu en tant que jouet ou de l’attitude ludique, NDLR) sont connotés d’un contenu culturel, moral ou immoral. Bien sûr, en utilisant des jeux de société, on peut déconstruire des choses», explique Michel Van Langendonckt, «tombé dans le jeu à l’adolescence, et...

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Manon Legrand

Manon Legrand

Coordinatrice Alter Échos, journaliste (social, logement, environnement)

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