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Le sale printemps des familles à la rue

Comme chaque année, la fin du «plan hiver» du Samu social met un terme à l’hébergement de centaines de personnes. Parmi elles: des familles étrangères avec enfants. Les associations rappellent que ces familles bénéficient d’un droit à l’accueil et que des solutions existent.

Fin du plan hiver : des familles s’installent au mont des Arts.

Comme chaque année, la fin du «plan hiver» du Samu social met un terme à l’hébergement de centaines de personnes. Parmi elles: des familles étrangères avec enfants. Les associations rappellent que ces familles bénéficient d’un droit à l’accueil et que des solutions existent. Article publié le 18 mai 2016.Au mois d’avril, des médias se faisaient l’écho d’une nouvelle inhabituelle en Belgique: quelques abris de fortune, faits de toiles et de planches en bois, avaient été érigés sur la commune de Laeken. Un véritable petit bidonville. On parlait d’une quarantaine de personnes; des Roms de Roumanie, parents et enfants, qui n’avaient pas trouvé de point d’ancrage à la suite de leur expulsion d’un squat de la commune d’Evere.Quelques jours plus tard, le 2 mai, le Samu social annonçait la fin de son «plan hiver». De 1.200 places d’accueil, le réseau d’urgence passait à 280 places. Parmi les sans-abri, on trouvait des familles.Comme les années précédentes, une part significative d’entre elles se retrouvait sans logement. «Le Samu social ne peut malheureusement plus garantir l’hébergement permanent à 14 familles, soit 70 personnes, dont 45 enfants», pouvait-on lire dans un communiqué de l’organisation bruxelloise. Les capacités d’accueil pour les familles du Samu social étaient saturées. Les 140 places ouvertes à l’année dans le centre de Woluwe-Saint-Lambert étaient occupées tout comme...

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Comme chaque année, la fin du «plan hiver» du Samu social met un terme à l’hébergement de centaines de personnes. Parmi elles: des familles étrangères avec enfants. Les associations rappellent que ces familles bénéficient d’un droit à l’accueil et que des solutions existent. Article publié le 18 mai 2016.Au mois d’avril, des médias se faisaient l’écho d’une nouvelle inhabituelle en Belgique: quelques abris de fortune, faits de toiles et de planches en bois, avaient été érigés sur la commune de Laeken. Un véritable petit bidonville. On parlait d’une quarantaine de personnes; des Roms de Roumanie, parents et enfants, qui n’avaient pas trouvé de point d’ancrage à la suite de leur expulsion d’un squat de la commune d’Evere.Quelques jours plus tard, le 2 mai, le Samu social annonçait la fin de son «plan hiver». De 1.200 places d’accueil, le réseau d’urgence passait à 280 places. Parmi les sans-abri, on trouvait des familles.Comme les années précédentes, une part significative d’entre elles se retrouvait sans logement. «Le Samu social ne peut malheureusement plus garantir l’hébergement permanent à 14 familles, soit 70 personnes, dont 45 enfants», pouvait-on lire dans un communiqué de l’organisation bruxelloise. Les capacités d’accueil pour les familles du Samu social étaient saturées. Les 140 places ouvertes à l’année dans le centre de Woluwe-Saint-Lambert étaient occupées tout comme...

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Cédric Vallet

Cédric Vallet

Journaliste (jeunesse, aide à la jeunesse et migrations)

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