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Santé

Le handicap

«Élever un enfant, ça coûte un appartement, élever un enfant handicapé, ça coûte une maison!», disait ma maman, qui avait de quoi comparer avec mes trois frères et sœur «ordinaires». Et la Sécu paie une bonne partie de la bicoque.

Johan Massez

Je suis né il y a un peu plus de quarante ans avec une infirmité motrice cérébrale (IMC) qui touche mes quatre membres et mon système nerveux, m’empêche de marcher, de me tenir droit, qui génère d’énormes douleurs à la suite de tensions musculaires quasi permanentes. Un handicap qui ne m’a pas empêché de vivre à pleins poumons mais qui aujourd’hui ne cesse de s’alourdir. Je vis en fauteuil roulant depuis 25 ans.

Mieux vaut être riche donc pour pouvoir faire face aux très nombreuses dépenses liées à l’achat et à l’adaptation d’un logement, du matériel varié pour diminuer le désavantage du handicap (adaptation du mobilier pour le salon, la chambre à coucher, la salle de bain, etc.), à la longue liste de médicaments, mais aussi et surtout à la rémunération de mon équipe de choc: séance de kiné tous les jours, psychologue, médecins pour gérer la douleur, nutritionniste et, encore, médecines alternatives pour essayer de vivre ce destin si particulier avec l’enthousiasme d’un débutant.
«J’aimerais tant pouvoir porter un peu de ton handicap, alléger un peu le poids sur tes épaules, si au moins on pouvait partager…»
Souvent j’entends mon entourage me dire: «J’aimerais tant pouvoir porter un peu de ton handicap, alléger un peu le poids sur tes épaules, si au moins on pouvait partager…»

Bonne nouvelle, les amis, vous portez déjà bien votre part! D’abord, évidemment parce que, san...

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Je suis né il y a un peu plus de quarante ans avec une infirmité motrice cérébrale (IMC) qui touche mes quatre membres et mon système nerveux, m’empêche de marcher, de me tenir droit, qui génère d’énormes douleurs à la suite de tensions musculaires quasi permanentes. Un handicap qui ne m’a pas empêché de vivre à pleins poumons mais qui aujourd’hui ne cesse de s’alourdir. Je vis en fauteuil roulant depuis 25 ans.

Mieux vaut être riche donc pour pouvoir faire face aux très nombreuses dépenses liées à l’achat et à l’adaptation d’un logement, du matériel varié pour diminuer le désavantage du handicap (adaptation du mobilier pour le salon, la chambre à coucher, la salle de bain, etc.), à la longue liste de médicaments, mais aussi et surtout à la rémunération de mon équipe de choc: séance de kiné tous les jours, psychologue, médecins pour gérer la douleur, nutritionniste et, encore, médecines alternatives pour essayer de vivre ce destin si particulier avec l’enthousiasme d’un débutant.
«J’aimerais tant pouvoir porter un peu de ton handicap, alléger un peu le poids sur tes épaules, si au moins on pouvait partager…»
Souvent j’entends mon entourage me dire: «J’aimerais tant pouvoir porter un peu de ton handicap, alléger un peu le poids sur tes épaules, si au moins on pouvait partager…»

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