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« Quartiers ouverts sur le social » : un kaléidoscope du social à l’IPFS à Namur

L’Institut provincial de formation sociale de Namur (enseignement de promotion sociale)1 a ouvert ce 24 mai les portes de son gigantesque campus à tout le secteurassociatif et social de la région « pour réunir ou provoquer la rencontre entre institutions du social tout en valorisant les liens tissés entre l’école etcelles-ci ». C’est la fusion opérée le 1er janvier 2003 avec l’École des Cadres (connue pour former les jeunes de 16 à 18 ans au monitorat) qui lui adonné l’occasion d’organiser cette journée intitulée « Quartiers ouverts sur le social ».

28-07-2005 Alter Échos n° 144

L’Institut provincial de formation sociale de Namur (enseignement de promotion sociale)1 a ouvert ce 24 mai les portes de son gigantesque campus à tout le secteurassociatif et social de la région « pour réunir ou provoquer la rencontre entre institutions du social tout en valorisant les liens tissés entre l’école etcelles-ci ». C’est la fusion opérée le 1er janvier 2003 avec l’École des Cadres (connue pour former les jeunes de 16 à 18 ans au monitorat) qui lui adonné l’occasion d’organiser cette journée intitulée « Quartiers ouverts sur le social ».

La directrice, Mme Marlière, a expliqué les objectifs d’une telle journée qui « sert à mettre en évidence l’articulation entre la formation etle terrain. Cette journée se veut le reflet de la symbiose de l’école avec le social. Nous sommes à l’écoute des changements qui s’opèrent dans cesecteur et à l’écoute des travailleurs et des besoins qu’ils expriment. Pour exercer ces métiers, des compétences sont nécessaires ainsi que des lieuxoù développer ces compétences et où se ressourcer. Ils trouvent ici un lieu où ils peuvent partager leurs pratiques quotidiennes et réfléchir àdes solutions alternatives. Il y a des travailleurs issus de notre école qui créent leur propre association. L’objectif de cette journée est d’obtenir unereconnaissance pour une formation de cadres spécifique au secteur non marchand ».

Dans une conférence intitulée « Formation et compétences attendues des directeurs dans le secteur non marchand », Jean-Marie Léonard (syndicaliste) ainsisté pour dire qu’il fallait une conjonction entre la professionnalisation des métiers du non-marchand et l’organisation institutionnelle pour éviter de tombersoit dans le corporatisme, soit dans le caritatif. « Un des gros problèmes du secteur associatif vient de la confusion des rôles. La prise de conscience de ladifférenciation des rôles dans une institution est fondamentale. La direction a un rôle d’interface entre le PO et les travailleurs. Quant au syndicat, il doit parvenirà mettre sur la table les problèmes qualitatifs en plus des autres. »

Étudiants et enseignants ont organisé ensemble cette journée, histoire aussi de s’essayer à ce genre d’expérience. Les multiples associationsparticipantes sont les terrains de stage et de travail des étudiants.

Quatre axes avaient réparti les associations sur le vaste campus provincial. Il y en avait pour tous les goûts sous le thème de la multiculturalité, avec laparticipation (entre autres) du Centre pour réfugiés d’Yvoir, qui proposait de la cuisine du monde, un défilé de mode africaine et une table de conversation. PieTshibanda joua son « fou noir au pays des blancs ».

Sous l’axe « solidarité », les jeunes de Luttes Solidarité Travail ont présenté leur spectacle intitulé « Du Balai », mettant enscène les jeunes et leurs rapports à l’école, à la famille, à la télévision… L’axe « responsabilité » proposaitun spectacle d’humour aux personnes âgées de maisons de repos, tandis que l’asbl « Clowns Hospital » (spécialisée dans la formation aux techniquesde cirque et particulièrement à destination des enfants à l’hôpital) initiait aux techniques de cirque. Sous le thème de l’engagement, la compagnie duCampus fit un spectacle d’impro intitulé Exit. L’ensemble de la journée fut un véritable kaléidoscope du social.

1. Institut provincial de formation sociale, rue Henri Blès, 188-190 à 5000 Namur – tél. : 081 72 97 70 – fax. : 081 72 97 79 – (sous l’appellationd’Institut supérieur provincial de formation socio-éducative jusqu’au 24 mai). Les formations dispensées à l’IPFS ont une durée de quelques joursà plusieurs années selon les modules. À titre d’exemples : formation à « l’animation ludique en milieu pédiatrique » (12 jours), lepostgraduat en gérontologie (3 ans, 1 jour/semaine), la formation (agréée par la Région wallonne) de directeurs de Maisons de repos (2 ans avec un total de 250 h), lepostgraduat en pratiques relationnelles (3 ans, 1 jour/semaine) etc. La population de l’école se compose pour la majeure partie d’éducateurs sans diplômes, d’unpourcentage de travailleurs sans emploi et d’une petite portion d’étudiants qui ont quitté l’enseignement de plein exercice.

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