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Logement

Exproprier pour mieux réguler, le pari des locataires berlinois

Les habitants de Berlin se rapprochent de plus en plus de l’arme fatale pour enrayer la hausse des prix de l’immobilier dans leur capitale. L’objectif: collecter des signatures pour déclencher un grand référendum. Ce dernier porterait sur l’expropriation de grandes sociétés immobilières, soupçonnées d’avoir provoqué l’explosion des loyers ces 15 dernières années. Un temps considéré comme farfelu, ce projet de référendum semble de plus en plus réel. Reportage à Berlin.

© Léo Potier

Perchée au 7e étage, la longue banderole descend le long d’un mur gris. Un fond jaune sur lequel s’étale la phrase «Sozial Wohnungen Retten. Deutsche Wohnen Enteignen»: sauvons le logement social, exproprions Deutsche Wohnen. En bas, la foule jubile. C’est vrai que ça faisait longtemps qu’une aussi grande manifestation n’avait pu se tenir. Une grosse centaine de personnes rassemblées à Kotbusser Tor dans le quartier de Kreuzberg. Il y a encore quelques années, violence et trafic de drogues faisaient la une des journaux berlinois concernant cette place grise de Berlin hérissée d’immeubles en béton. Aujourd’hui, la police veille surtout à ce que chacun respecte ses distances avec ses voisins. Parmi les manifestants, beaucoup de jeunes, quelques familles avec des vélos-cargos et des seniors. Des stands de fortune sont dressés aux quatre coins de la place pendant que la sono amplifie les discours. «Nationaliser n’est pas un retour à la DDR», clame un jeune homme à la barbe fournie. Un contre-argument souvent repris par les détracteurs du référendum, qui voient dans la communalisation des logements une résurgence de l’Allemagne de l’Est et de la négation de la propriété privée. 
«Les prix vont baisser»
Quelques drapeaux de couleur rouge sont levés. Le parti Die Linke, formation d’extrême gauche qui gouverne la ville en coalition avec les Verts et les sociaux-démocrates, soutient a...

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Perchée au 7e étage, la longue banderole descend le long d’un mur gris. Un fond jaune sur lequel s’étale la phrase «Sozial Wohnungen Retten. Deutsche Wohnen Enteignen»: sauvons le logement social, exproprions Deutsche Wohnen. En bas, la foule jubile. C’est vrai que ça faisait longtemps qu’une aussi grande manifestation n’avait pu se tenir. Une grosse centaine de personnes rassemblées à Kotbusser Tor dans le quartier de Kreuzberg. Il y a encore quelques années, violence et trafic de drogues faisaient la une des journaux berlinois concernant cette place grise de Berlin hérissée d’immeubles en béton. Aujourd’hui, la police veille surtout à ce que chacun respecte ses distances avec ses voisins. Parmi les manifestants, beaucoup de jeunes, quelques familles avec des vélos-cargos et des seniors. Des stands de fortune sont dressés aux quatre coins de la place pendant que la sono amplifie les discours. «Nationaliser n’est pas un retour à la DDR», clame un jeune homme à la barbe fournie. Un contre-argument souvent repris par les détracteurs du référendum, qui voient dans la communalisation des logements une résurgence de l’Allemagne de l’Est et de la négation de la propriété privée. 
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Léo Potier

Léo Potier

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