Il y a quelques jours, le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), annonçait la généralisation des «chambres de traitement de la toxicomanie» (CTT) dans tous les arrondissements, une mesure prévue par l’accord de gouvernement. Inspiré de dispositifs mis en place aux États-Unis puis ailleurs dans le monde, le premier projet pilote belge de CTT a vu le jour à Gand en 2008 avant de se disséminer dans plusieurs villes flamandes. Il y a un an, Charleroi se lançait dans l’aventure. Objectif? Réduire la récidive des infractions liées à une consommation problématique de drogues illégales, mais aussi venir en aide aux usagers problématiques. Le point sur ce rouage judiciaire, avec un focus sur la chambre de Charleroi. À Charleroi, l’histoire de la «chambre de traitement de la toxicomanie» (CTT) a pour point de départ un «gâchis». Un gâchis comme on en compte par centaines. Il y a quelques années, Étienne Davio, juge au tribunal de première instance de Charleroi, se retrouve face à un consommateur d’héroïne, «débrouillard», qui mettait en place «un petit trafic au niveau de la région», mais qui, «à chaque fois, finissait par se faire prendre». Pris dans les rouages de la justice, le consommateur écope de peines de plus en plus lourdes (sursis probatoire, peine de travail…) jusqu’à ce que, quatre ans plus tard, le bonhomme cumule, au total, des peines représentant une ...
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Il y a quelques jours, le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), annonçait la généralisation des «chambres de traitement de la toxicomanie» (CTT) dans tous les arrondissements, une mesure prévue par l’accord de gouvernement. Inspiré de dispositifs mis en place aux États-Unis puis ailleurs dans le monde, le premier projet pilote belge de CTT a vu le jour à Gand en 2008 avant de se disséminer dans plusieurs villes flamandes. Il y a un an, Charleroi se lançait dans l’aventure. Objectif? Réduire la récidive des infractions liées à une consommation problématique de drogues illégales, mais aussi venir en aide aux usagers problématiques. Le point sur ce rouage judiciaire, avec un focus sur la chambre de Charleroi. À Charleroi, l’histoire de la «chambre de traitement de la toxicomanie» (CTT) a pour point de départ un «gâchis». Un gâchis comme on en compte par centaines. Il y a quelques années, Étienne Davio, juge au tribunal de première instance de Charleroi, se retrouve face à un consommateur d’héroïne, «débrouillard», qui mettait en place «un petit trafic au niveau de la région», mais qui, «à chaque fois, finissait par se faire prendre». Pris dans les rouages de la justice, le consommateur écope de peines de plus en plus lourdes (sursis probatoire, peine de travail…) jusqu’à ce que, quatre ans plus tard, le bonhomme cumule, au total, des peines représentant une ...
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