Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

À quand une école de la réussite pour tous  ?

L’enjeu de la prochaine législature ne sera plus seulement de renforcer la « mixité sociale » dans les écoles mais, surtout,d’améliorer le niveau global de notre enseignement, plutôt médiocre et foncièrement inégalitaire.

18-05-2009 Alter Échos n° 272

Ce sera incontestablement l’un des grands enjeux de la prochaine législature. Et si certains pensent encore que voter pour tel parti plutôt que pour tel autre, c’est« chou blanc et vert chou », l’examen approfondi des programmes politiques sur les questions de l’enseignement infirme sérieusement la sentence populiste. L’enjeune sera plus seulement de renforcer la « mixité sociale » comme ont vainement tenté de le faire les ministres socialistes, Marie Arena et Christian Dupont, maissurtout d’améliorer le niveau global de notre enseignement, plutôt médiocre et foncièrement inégalitaire.

Voilà plus de quatre-vingts ans que les chercheurs questionnent le fonctionnement de l’école. Dès 1927, le sociologue russe Pitirim Sorokin définit lamobilité sociale comme « le résultat complexe du filtrage des individus par une suite d’instances d’orientation dont les plus fondamentales sont, dans lessociétés modernes, la famille et l’école ». En ce qui concerne l’école, Sorokin estime qu’elle permet, certes, de fournir les compétencesnécessaires aux sociétés mais qu’elle sert également « à sélectionner les individus et à les orienter vers des positions socialesexistantes ». En 1970, Bourdieu et Passeron publient leur fameux « Éléments pour une théorie du système d’enseignement », où ilsdécrivent le système scolaire comme principalement préoccupé par la « légitimation de l’ordre social ». Selon eux, l’école estdéterminée par une fonction de reproduction des inégalités d’origine sociale en inégalité de réussite scolaire, débouchant in finesur une inégalité de position sociale1.

Belgique, 2009. Non seulement ces analyses n’ont pas été démenties mais elles illustrent assez dramatiquement la situation de l’enseignement en Communautéfrançaise. D’enquêtes Pisa en indicateurs de l’enseignement, de recherches des nouveaux sociologues à celles des pédagogues, de constats posés par lesenseignants à ceux des parents d’élèves mobilisés pour une école plus démocratique, toutes les analyses confirment l’échec de notresystème éducatif, non seulement inégalitaire mais, de surcroît, globalement médiocre si on le compare aux moyennes européennes.

Les études les plus récentes ont mis en avant le retard scolaire significatif des enfants issus de familles populaires et/ou immigrées2. Mais ce n’estlà que le sommet de l’iceberg. Pour reprendre les données d’une pétition qui circule actuellement, « chaque année en Communauté française,60 000 élèves redoublent, 20 000 élèves abandonnent l’école sans le moindre diplôme, 17 000 élèves sont orientésprécocement, 1 400 élèves sont exclus et 4 enseignants sur 10 abandonnent avant cinq ans de carrière. Chaque année, le système scolaire broie100 000 jeunes et fait souffrir autant de familles »3. Dans un pays comme le nôtre où le parcours professionnel est fortement corrélé au niveaud’étude et où certains enfants – en général, les plus socio-économiquement défavorisés – sont orientés vers desfilières peu porteuses dès la fin de l’école primaire, le terme « broyer » n’est, en effet, pas trop fort. Ces constats sont assénéslégislature après législature. Ils sont également objectivés sur le plan budgétaire : le redoublement, pratiqué comme un sport national, grèvel’escarcelle communautaire de 335 millions d’euros par an4. Et l’on ne parle ici que du coût le plus « évident ». Les coûts desécurité sociale, tout comme le niveau de développement économique sont également à mettre en relation avec le niveau de formation des individus. Comme lenote Robert Deschamps, professeur aux facultés universitaires de Namur, « en ce qui concerne la Wallonie, si les performances de notre enseignement ne sont pas améliorées,la dynamique du plan Marshall va s’étouffer rapidement par manque de travailleurs suffisamment qualifiés5 ».

Le politique décrète… sans succès

Si ces données ne font plus vraiment question, les manières d’améliorer la qualité de l’enseignement sont loin d’être tranchées. Lors decette législature, le débat a surtout porté sur le renforcement de la mixité à l’école. La dualisation scolaire a atteint un tel stade – surtoutà Bruxelles – que l’homogénéisation des publics pourrait faire penser à l’observateur étranger que la Belgique pratique volontairement laségrégation sociale dans ses écoles. L’urgence ne fait aucun doute : la ministre Marie Arena s’est pourtant cassé les dents sur son décret «inscriptions », abandonnant la partie à un Christian Dupont qui n’a guère mieux réussi avec ses décrets « mixité » versions 1 et 2. Lapresse grand public s’en est donné à cœur joie, donnant la parole aux parents transis de froid dans des files interminables pour inscrire leur rejeton dans les écoles« bien cotées ». Les politiques ont également profité de l’occasion pour monter au créneau, dénoncer les imperfections, incohérences ou autresfailles des décrets et proposer des alternatives aux projets socialistes. Ainsi, le Mouvement réformateur (MR) entend tout simplement supprimer les décrets en question, estimantque la mixité doit passer « par un refinancement des écoles les plus défavorisées qui pourraient alors proposer une meilleure qualité de formation ».Écolo plaide pour que les enseignants reçoivent « les outils pédagogiques nécessaires pour gérer l’hétérogénéité » enclasse, afin de permettre à tous les enfants de réussir leur cursus. Enfin, pour le cdH, le renforcement de la mixité dans les écoles passera forcement parl’encadrement différencié fondé sur l’indice socio-économique des écoles : « les écoles prenant leurs responsabilités en s’ouvrantà tous, recevront les moyens nécessaires pour que leurs élèves réussissent non seulement durant l’enseignement obligatoire mais pour que ceux dont c’est leprojet, accèdent à l’enseignement supérieur avec toutes les chances de succès. »

Si, du côté des associations de parents, la critique a souvent &e
acute;té sévère, nombre de mouvements socio-pédagogiques ont cependant soutenu lavolonté politique de remédier à l’inégalité scolaire. « Nous avons soutenu le décret inscription parce que cela va dans le sens de ladémocratisation de l’école que nous prônons depuis quarante ans. Mais c’est clair que l’on a mis la charrue avant les bœufs. Sur le plan des débats,je crois que la presse n’a pas toujours joué un bon rôle. On s’est focalisé sur les files de parents, en reléguant au second plan les vrais enjeux »,résume Rudy Wathier, secrétaire général de Changement pour l’égalité6. Selon le spécialiste de pédagogie, BernardRey7, « le politique a finalement peu de pouvoir sur ce qui se passe dans la classe. L’un des éléments à leur portée, sur lequel ils pouvaientlégiférer, c’est effectivement les inscriptions. Mais le problème de la dualisation scolaire est structurel. Se focaliser sur l’inscription va peut-êtrerésoudre quelques injustices mais laissera pendant l’essentiel : la réussite de tous les élèves dans la classe. »

Pour autant, Bernard Rey ne jette pas le bébé avec l’eau du bain : « Certes, les décrets ont échoué, mais ils ont eu deux mérites essentiels.Premièrement, ils ont permis de mettre en lumière la difficulté de certains parents à inscrire leur enfant dans une école. La situation était connue desprofessionnels de l’éducation mais largement ignorée du grand public. » En outre, certains parents pensaient qu’il fallait attendre l’obtention du CEB(certificat d’étude de base) pour inscrire leur enfant dans une école or au mois de juin, les écoles les plus réputées avaient déjàclôturé la liste des inscriptions depuis belle lurette. Ce n’est donc pas seulement les résultats scolaires de l’enfant qui sont en jeu mais aussi le défautd’information des familles. « Le deuxième intérêt de cette médiatisation autour des décrets Arena et Dupont, c’est d’avoir mis fin àune fiction : celle de l’école ouverte à tous. L’opinion publique a pu être sensibilisée au fait qu’il existe un problème de démocratisationde l’école, que la volonté seule ne suffit pas pour réussir. Aujourd’hui, on ne peut plus dire que notre système scolaire garantit des chances égalespour tout le monde. Toute cette agitation s’est donc clôturée par un échec concret, mais elle a permis une avancée au niveau de la conscience collective. »

Pour améliorer cette conscientisation, le CGé revendique une émission télévisée mensuelle, à une heure de grande écoute, sur les enjeux del’enseignement et de l’éducation. « Un service public comme la RTBF a un rôle à jouer à ce niveau », plaide le mouvement8.

L’école, un champ de bataille idéologique

Que l’on regarde à gauche, à droite, au centre ou auprès des acteurs de l’enseignement et des parents, il y a une quasi-unanimité sur la nécessitéde « changer l’école » et pas seulement dans ses aspects de mixité sociale. La question du comment est éminemment plus ouverte. Refinancer l’enseignement ?Réformer en profondeur la structure de l’école ? Abolir les chapelles  ? Améliorer la qualité de la formation des professeurs  ? Donner plus de pouvoir aux chefsd’établissement  ? Supprimer les devoirs  ? Les augmenter  ? Abolir le redoublement  ? Cette dernière suggestion n’est plus taboue mais est loin d’êtrepartagée par le plus grand nombre… « Pédagogiquement inutile et socialement injuste », assène Rudy Wathier qui considère le redoublement comme un effet de laconcurrence des écoles sur le marché scolaire. « Faire doubler un enfant, c’est envoyer le signal que l’école sélectionne bien son public. Tant quel’on aura un enseignement pyramidal, de relégation, les choses ne changeront pas. » À lire le programme du MR sur l’enseignement, on mesure déjà le grandécart entre les points de vue  : « Parce que le combat pour le mérite et l’excellence hisse l’individu à son plus haut niveau de performance personnelle et, ce faisant,assure à la société son développement et sa prospérité […] En règle générale, le MR préférerait faire confiance auxdirections d’école tout en responsabilisant les établissements scolaires dans une plus grande autonomie. […] Le MR se propose de renforcer les savoirs de base, en organisant laremédiation immédiate et en maintenant les devoirs à domicile. La moyenne de la classe pourrait aussi se voir inscrite dans les bulletins, histoire de pointer plus facilement leséventuelles faiblesses en vue d’y remédier rapidement. »

La remédiation immédiate semble avoir fait ses preuves là où elle est appliquée. Concernant les devoirs à domicile, selon une étude de l’OCDEcitée par Robert Deschamps, « dans les pays où il y a systématiquement des leçons et des devoirs corrigés, la performance scolaire des élèvesest améliorée dans les comparaisons internationales, et l’effet du handicap socioculturel des élèves est diminué. » En revanche, « le combat pour lemérite » et la « moyenne de la classe inscrite dans le bulletin », ne sont certainement pas aux goûts de tout le monde…

En finir avec la culture de l’échec

Une autre piste d’action défendue par de plus en plus d’acteurs est l’allongement du tronc commun pluridisciplinaire et intégratif – dans la mesure oùil serait accessible à tous les enfants, notamment ceux porteurs de handicap – jusqu’à quinze ou seize ans avec un objectif de réussite pour tous. Ce serait aussi unmoyen de revaloriser l’enseignement technique et professionnel… un objectif qui figure dans tous les programmes9. Cette logique du tronc commun, qui est dans la lignée dessocles de compétences tels qu’ils sont définis dans le décret missions, est pratiqué notamment en Finlande… le meilleur élève des enquêtesPisa10. Pour Bernard Rey, la réussite des systèmes nordiques tient non seulement à l’organisation de la scolarité en tronc commun long mais aussi à uneculture de l’éducation  : les cadres scolaires, le personnel enseignant estiment que l’école n’a pas pour but de discriminer mais qu’au contraire, sa fonction principale est defaire apprendre un maximum de choses à un maximum d’élèves. Ce qui contraste évidemment fortement avec la culture de l’échec d’une école conçue commeoutil de s&eacu
te;lection. « Il suffit de voir comment serait considéré un professeur qui ferait réussir tous ses élèves. Il serait perçu commemauvais, aussi bien par ses collègues que par les parents et les élèves eux-mêmes. Un changement de mentalité est urgent dans ce domaine, mais ça ne sedécide pas par décret… », résume Bernard Rey.

Ce « changement des mentalités » passe, notamment, par un renforcement de la formation des enseignants. « Nous sommes l’un des rares pays à former des enseignantsen trois ans dans les écoles normales, ce qui est très peu à la fois en termes de formation professionnelle et en termes de maîtrise des savoirs. Les enseignants doiventposséder une vision critique et réflexive de leurs savoirs qui dépasse largement la matière enseignée. Quant aux professeurs diplômés del’université, ils sont souvent ignorants des aspects didactiques les plus élémentaires. »
Si le MR dit « ne pas s’opposer à l’allongement de la durée des études des enseignants », le PS affirme plus clairement vouloir instaurer « une formationinitiale portée à cinq ans pour les enseignants, en veillant à ce que ces études restent financièrement accessibles à tous ». Pour les socialistes,cette formation renforcée devrait permettre de former les professeurs « aux pratiques qui permettent de prendre en compte les difficultés d’apprentissage afin d’yremédier rapidement et efficacement ». En corollaire, le parti prône logiquement une revalorisation barémique afin d’endiguer la fuite des vocations.
En plus de ces deux mesures qui font également partie de son programme, Écolo propose de développer des formules de tutorat par les pairs pour les enseignants débutants,ce qui permettrait aux « jeunes » de « s’appuyer sur le regard et l’expérience de leurs collègues et de construire ainsi leur propre cadre de référence» et aux enseignants nommés de « diversifier leur rôle dans l’école ou aux professeurs plus âgés de quitter moins brutalement leur métier et depasser concrètement le relais en valorisant leur savoir-faire acquis tout au long de leur carrière ». Ce qui est ici subtilement mis en cause, c’est le « DPPR » ou« mise en disponibilité en fin de carrière » dont peuvent bénéficier les enseignants à partir de 55 ans. Cette mesure financée par laCommunauté française coûte près de 80 millions d’euros par ans et prive effectivement les écoles des enseignants les plus expérimentés. Mais il faudrades arguments solides pour convaincre les enseignants de renoncer à cette possibilité de « retraite anticipée »… Côté cdH, l’accompagnement des jeunesenseignants est également au programme, notamment dans les écoles accueillant un public plus fragilisé. Les humanistes proposent de « développer des dispositifs deformation en cours de carrière spécifiques aux enseignants des implantations en différenciation comme l’accompagnement personnalisé des nouveaux enseignants durantvingt semaines, l’allègement de 10 % du temps de travail face aux élèves ou l’incitation aux pratiques d’intervision et de co-coaching entrecollègues. »

Impossible ici de reprendre toutes les spécificités développées par chaque programme politique. Mais il apparaît clairement que les partis ont tous, peu ou prou,pris la mesure des changements qui s’imposent. Reste que les réformes plus « radicales » prônées par les spécialistes en pédagogie (fin du redoublement,création d’un tronc commun plus long, par exemple) ne sont pas, ou alors encore timidement, abordées par le politique. Coincés dans la temporalité restrictive de mandatslégislatifs, les ministres en charge de l’Enseignement, quel que soit leur parti, auront beaucoup de mal à poser des choix aussi décisifs sans un très largeconsensus des acteurs de l’éducation, et de l’ensemble de la classe politique. La vraie rentrée scolaire, cette année, ce sera pour le 8 juin. Inutile de dire que lesacteurs de l’éducation attendent avec intérêt – inquiétudes, espoirs  ? – la nouvelle mixité qui sortira des urnes.

Et le nerf de la guerre ?

L’école sous-financée  ? Voilà bien un fantasme tenace dans l’opinion publique. À l’échelle internationale, on peut même estimer que laCommunauté française de Belgique se classe parmi les meilleurs élèves  : la part du PIB consacrée aux dépenses publiques d’enseignement atteint6,6  %, ce qui est un taux supérieur à la plupart des pays de l’OCDE (5,7  % en moyenne au niveau de l’Union européenne), à l’exception de quelques pays nordiquesdont les performances en matière d’éducation sont aussi largement supérieures aux nôtres… Pour ce qui est du taux d’encadrement, Robert Deschamps note égalementqu’il est « nettement plus favorable que la moyenne européenne », aussi bien dans le primaire que dans le secondaire. Pourtant, aucune formation n’oublie le volet«financement», réflexe quasi pavlovien de toute bonne campagne qui se respecte…

Les socialistes, par exemple, prennent acte du bon niveau des dépenses en matières d’enseignement, mais plaident néanmoins pour un «renforcement des efforts faceà l’ampleur des besoins». La plupart des partis ont ainsi inscrit les investissements dans les infrastructures scolaires dans leur programme. Certes, ce type de dépenses’avère urgent pour un grand nombre d’établissements. Mais serait-ce si politiquement incorrect d’affirmer que ce qui changera fondamentalement la qualité de nos écoles,ce ne sont pas quelques euros de plus ou de moins mais bien une révolution dans la manière de concevoir la transmission des savoirs et dans les objectifs à atteindre, que l’on sefixe pour tous les enfants, indépendamment de leurs origines sociales ou culturelles ?

1. Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, La reproduction. Éléments pour une théorie du système d’enseignement, Paris, Éd. de Minuit, 1970. Voir aussil’article de Jean-Claude Ruano-Borbalan, « Mobilité sociale », dans le Dictionnaire de l’éducation sous la direction d’Agnès van Zanten,477-485, PUF, 2008.
2. Ce qu’ont démontré, notamment, les indicateurs de l’enseignement (voir point 4).
3. Pétition « préélectorale » initiée par la plateforme associative de la lutte contre l’échec scolaire et la Ligue des droits de l’enfant.La pétition peut être signée en ligne sur le site de la Ligue des familles  :
http://liguedesfamilles.citoyenparent.be
4. Selon les chiffres avancés par la ministre Marie Arena, fin 2008, tirés des « Indicateurs de l’enseignement ». Le calcul a été établi enfonction du nombre d’élèves doubleurs (soit 13,4  % des enfants en secondaire pour l’année de référence 2005-2006). Ils sont disponibles sur lesite
www.statistiques.cfwb.be/index.php.
5. Robert Deschamps, « Enseignement francophone. On peut mieux faire, mais comment  ? », Cahier de recherche Série Politique économique n° 34, novembre 2008.Document téléchargeable sur www.fundp.ac.be/cerpe
6.CGé, ChanGements pour l’égalité :
– adresse : chaussée de Haecht, 66 à 1210 Bruxelles
– tél. : 02 218 34 50
– site : www.changement-egalite.be
7. Bernard Rey, titulaire de la chaire internationale en éducation à l’ULB – Faculté des Sciences psychologiques et Éducation, Campus du Solbosch, CP186, av.F. D. Roosevelt, 50 à 1050 Bruxelles – tél. : 02 650 56 87.
8. La plate-forme contre l’échec scolaire, dont la CGé fait partie, a publié à ce sujet une carte blanche dans Le Soir, le 6 mai 2008. « La RTBFsera-t-elle au rendez-vous des enjeux éducatifs en Communauté française ? ».
9. Notons que le programme Écolo propose spécifiquement de réformer le type 8 (enfants qui présentent des difficultés d’apprentissage) afin qu’il cesse d’êtreune filière de relégation pour enfants issus des milieux socio-économiquement défavorisés.
10. Le système éducatif finlandais, autrefois élitiste et inégalitaire, a été entièrement réformé en 1970. Depuis cette date, leredoublement n’est plus pratiqué et les enfants de 7 à 16 ans suivent un enseignement de tronc commun. Pour les élèves présentant des difficultésd’apprentissage, la remédiation se passe dans la classe avec un professeur spécialisé. Les enquêtes Pisa classent les élèves finlandais à lapremière place mondiale en ce qui concerne les compétences scientifiques et linguistiques.

aurore_dhaeyer

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