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"2001 : la situation sociale dans l'Union européenne"

07-05-2001 Alter Échos n° 97

Le rapport annuel sur la situation sociale dans l’UE (le deuxième du nom) vient de sortir de presse1. Ce document produit par la Commission et Eurostat dresse un tableaudiversifié des conditions démographiques et sociales sur lesquelles la politique sociale tente d’agir. Plusieurs problèmes sociaux sont abordés comme lacohésion sociale, la pauvreté, l’exclusion et l’emploi. Cet exercice s’appuie essentiellement sur les statistiques disponibles au niveau de l’Unioneuropéenne.
Le rapport met en avant certaines tendances générales comme la montée en puissance des politiques de santé publique mettant l’accent sur les modes de vie sains pourles personnes âgées. Un domaine où la situation varie d’un pays à l’autre. Celle des pays candidats est particulièrement inquiétante. CesÉtats en sont encore à un stade où les dépenses de santé par habitant demeurent bien inférieures au niveau requis pour que l’espérance de vie dela population atteigne celle des États membres actuels, précise le rapport.
Une autre réalité sociale se révèle de plus en plus préoccupante, à savoir la famille, même si elle reste la base de nos sociétés. Lespolitiques d’insertion sociale devront ainsi tenir compte de plus en plus de la vulnérabilité grandissante des ménages de petite taille. Quelques chiffres montrentl’étendue du problème. Environ 13 % de l’ensemble des enfants de l’UE vivent avec uniquement l’un de leurs parents. Cette proportion va de 25 % au Royaume-Unià 6 % en Grèce et en Espagne. Parmi les familles monoparentales, trois sur quatre sont confrontées à des problèmes financiers et le risque de pauvreté estdeux fois plus élevé pour les enfants de ces familles que pour les enfants des ménages biparentaux. Cette inégalité entre personnes se double d’unedisparité entre les territoires de l’UE. Plusieurs régions d’Europe sont confrontées à des niveaux élevés d’émigration et auvieillissement de leur population.
D’autres phénomènes sociaux sont passés au crible comme l’emploi, la participation sociale et la confiance, l’impact des nouvelles technologies et de lamondialisation, l’éducation. Et là encore, on est loin d’une situation homogène entre États membres. Les taux de participation aux activitésd’apprentissage tout au long de la vie p. ex. diffèrent considérablement d’un État à l’autre, entre 52 % au Danemark et 12 % en Grèce.
En conclusion, le rapport en appelle à une prise de conscience plus grande du rôle des politiques sociales : “Les défis actuels et futurs de l’UE imposent de traiter avecbeaucoup plus d’attention des ressources humaines peu abondantes et donc d’accorder une plus grande importance à la politique sociale. Les inégalités actuelles enmatière de revenus, d’éducation et de santé représentent un obstacle à la pleine et entière participation des citoyens à la vie de lasociété”.
1. En vente notamment auprès du Moniteur belge, tél. :02 552 22 11.

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