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Au printemps 2000, dans le cadre de la refonte du Plan d’accompagnement des chômeurs à la suite de l’accord de coopération avec l’État fédéral sur lesParcours d’insertion et la Convention premier emploi, le Forem lançait le Plan Jeunes +. Après un an, 10.000 conventions ont été signées : bilan avec lesresponsables du projet.
Rôle déterminant des Conseillers particuliers
Le Plan Jeunes + consiste à contacter le plus vite possible après la sortie de l’enseignement, et au plus tard dans les trois mois, les moins de 25 ans qui n’ont pas obtenu dediplôme de fin d’études secondaires. « Le premier contact avec un Conseiller particulier consiste en un entretien de prérepérage des besoins et des obstacles enmatière de recherche d’emploi », explique Sonia Pennetreau, responsable du volet « Particuliers » du Plan Jeunes +.1 Après un ou deux entretiens, le jeune et le Conseiller signent uneconvention qui acte la situation et définit une première étape du parcours d’insertion. « Le Conseiller utilise une méthode qui se focalise sur trois axes, préciseSonia Pennetreau : le projet (le jeune sait ce qu’il veut faire et est motivé), la qualification et la candidature (comment il aborde le marché). La première action, fixéedans la convention, est celle à entreprendre en fonction du plus urgent parmi ces trois besoins. Quand le jeune revient voir son Conseiller, la même démarche est reprise :description des changements sur l’axe qui avait été privilégié et de leur impact éventuel sur la situation globale, puis détermination d’une deuxièmeaction à entreprendre, fixée dans un avenant. Le Conseiller effectue un suivi mensuel. »
La recherche d’emploi reste prépondérante
Au 30 avril, 10.000 conventions avaient été signées, et 2.200 avenants. Près de 25.000 jeunes avaient terminé leur Plan Jeunes +. Seuls 10 recevaient un « rapportnégatif », transmis à l’Onem en vertu de l’accord de coopération.
La tendance des premiers mois se confirme puisque
> 49 % des actions consistent en recherche d’emploi (surtout des démarches individuelles non accompagnées et des modules de trois jours de recherche collective d’emploi),
> 23 % en détermination (projet de vie et projet professionnel),
> 15 % en formation qualifiante (au Forem essentiellement),
> 4 % en formation individuelle en entreprise (PFI) et
> 3 % en remise à niveau (souvent en EFT).2
La recherche d’emploi est donc prédominante. « On y recourt quitte à ce que ce soit dans une logique de confrontation à la réalité, pour revenir à autre choseensuite », précise Sonia Pennetreau. L’importance du nombre d’étapes de détermination est aussi normal vu la jeunesse du public : « On constate à travers les modules que lesjeunes veulent le beurre et l’argent du beurre, l’emploi et le revenu sans les contraintes que cela implique. D’ailleurs, nous cherchons encore à mettre au point un module sur le mode de laremobilisation collective. »
Comme le Conseiller particulier n’est pas à même de lever tous les obstacles que rencontre un jeune entrant sur le marché de l’emploi (discrimination, etc.), il peut passer lerelais aux Agents d’insertion qui ont développé des pratiques de placement inversé au bénéfice des demandeurs d’emploi qui ont les plus grossesdifficultés.
Autre aspect novateur du Plan Jeunes +, l’attention mise dans la communication entre le Forem et les jeunes. Tous les deux mois, l’Office leur envoie un folder qui leur présente unmétier et les invite à une action : sur l’électromécanique, avec une visite d’un centre de formation la plus vivante possible ; sur les métiers du bâtimentavec une visite gratuite du salon Batibouw, etc. « Les jeunes réagissent, mais souvent deux ou trois semaines après l’action proposée. Ce n’est pas nécessairement troptard, puisque ça nous permet d’accrocher le contact, et de proposer un rendez-vous avec un Conseiller particulier qui entamera les démarches », remarque Anne-Violette Michaux,responsable de ce volet du Plan Jeunes +.
1 Forem, Sonia Pennetreau, bd Tirou 104 à 6000 Charleroi, tél. : 071 20 65 32, e-mail : sonia.pennetreau@forem.be
2 Ces résultats sont en train d’évoluer, puisque depuis le mois de mai, en vertu d’une modification de l’accord de coopération avec le fédéral, le Forem doitprendre en compte tous les moins de 25 ans tous niveaux de diplôme confondus.

Thomas Lemaigre

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