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Réactions des groupes politiques au dernier round du décret éducation permanente

Le décret relatif au soutien de l’action associative dans le champ de l’éducation permanente a été adopté par le Parlement de la Communautéfrançaise ce mardi 15 juillet, comme on pouvait le présager. Cette séance plénière faisait suite à une discussion en commission culture du Parlement,quelques jours avant. Les associations qualifiées d’émergentes espérant encore des avancées sur certains points, avaient fait parvenir une note synthétisant leurspoints de vue. Mais elles furent assez déçues. La séance plénière ne fut en effet pas le cadre de grands débats. Le décret fut voté àl’unanimité. Cependant, au cours du passage en commission culture, quelques questions et réflexions ont été adressées au ministre en charge du dossier à cemoment-là, Rudy Demotte (PS), remplacé à l’heure actuelle par Christian Dupont (PS).

28-07-2005 Alter Échos n° 147

Le décret relatif au soutien de l’action associative dans le champ de l’éducation permanente a été adopté par le Parlement de la Communautéfrançaise ce mardi 15 juillet, comme on pouvait le présager. Cette séance plénière faisait suite à une discussion en commission culture du Parlement,quelques jours avant. Les associations qualifiées d’émergentes espérant encore des avancées sur certains points, avaient fait parvenir une note synthétisant leurspoints de vue. Mais elles furent assez déçues. La séance plénière ne fut en effet pas le cadre de grands débats. Le décret fut voté àl’unanimité. Cependant, au cours du passage en commission culture, quelques questions et réflexions ont été adressées au ministre en charge du dossier à cemoment-là, Rudy Demotte (PS), remplacé à l’heure actuelle par Christian Dupont (PS).

Professionnalisation et ouverture à mettre en débat, pour le groupe Écolo

Bernadette Wynants1, parlementaire Écolo, soulignera que le décret n’engendre pas la réforme qu’il prétend. Elle explique que « la grande nouveauté sesitue au niveau du refinancement de la Communauté française », et que le décret n’aurait d’ailleurs pu se concevoir sans ce refinancement. De même, la demande dessecteurs concernés est, selon elle, surtout inspirée par le souhait d’un meilleur subventionnement. Par ailleurs, elle met en avant deux grandes questions qui, à son sens,restent en débat : celle de la professionnalisation et celle de l’ouverture du système à de nouvelles formes de mobilisation. Alors que la « professionnalisation estconsidérée par le groupe socialiste comme un point important », il lui semble que cette tendance n’est pas suffisamment prise en compte. « La question du terrain estlaissée en rade. Tout le monde ne fonctionne pas comme dans les structures du MOC ou du PAC ». D’autre part, en ce qui concerne le principe d’ouverture, il lui apparaît commequelque peu « condescendant » et même si le système permet « de donner un peu d’air, c’est insuffisant ». Elle souhaite que l’on garde ces dimensions àl’esprit notamment lors des évaluations.

Inquiétudes quant au financement du sas, chez les libéraux

Jacques Otlet2, parlementaire libéral, partage les mêmes inquiétudes quant à la part limitée de budget distribuable à d’autres que les « grossesstructures parapolitiques ». L’histoire a voulu que ces dernières à « l’origine du mouvement de l’éducation permanente » bénéficient dessubventions mais il est pour lui intéressant de changer la situation en fonction des objectifs de l’éducation permanente. Il sera pour lui nécessaire de « surveiller lamanière dont va être appliquée la ventilation des subsides ». Par ailleurs, il aurait souhaité que l’on précise les critères d’attribution au seinmême du décret « pour sentir ce vers quoi on veut aller » et « éviter que ce soit le gouvernement qui distribue ». Il remarque malgré tout que cettesituation est en général celle de tous les décrets.

Le groupe CDH, porteur d’un amendement sur les loisirs culturels

Anne-Marie Corbisier3, parlementaire CDH, comme ses collègues, déclare qu’il subsiste quelques « points d’interrogation ». « On verra avec l’évaluationgénérale, quand on fera le bilan d’ici un an ou deux ». Elle rappelle que cette avancée en éducation permanente est loin d’être un pacte associatif, comme ilavait été évoqué. Suivant sa proposition, une dernière modification a été faite au projet de décret avant son passage en plénièresous la forme d’un amendement à propos des loisirs culturels. Ce domaine faisait l’objet d’une proposition de décret portée par les députés André Namotte etDenis Grimberghs (CDH). Pour Anne-Marie Corbisier, il s’agit là d’une mesure transitoire, presque de sauvegarde pour ce type d’associations constituées essentiellement par des fanfareslocales. Pour elle, ces organisations ont leur place en éducation permanente dans le sens où elles permettent une « ouverture sur la culture pour beaucoup de personnes qui n’y ontpas accès ». D’autre part, la députée souhaite plus d’avancée, au niveau fédéral, quant au statut des bénévoles qui fut abordélors des débats autour du projet de décret mais « pas réglé ». D’autre part, elle évoque l’idée pour le futur d’une reconnaissancespécifique pour des associations émergentes.

1. Groupe Écolo, tél. : 02 282 87 20, courriel : ecolo.pcf@ecolo.be
2. Groupe MR, tél. : 02 282 86 54, courriel : PRL@pcf.be
3. Groupe CDH, tél. : 02 282 87 46, fax au 02 282 87 45 – courriel : pcf-cdh@skynet.be.

Catherine Daloze

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