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Plan Habitat permanent :adhésion de Binche entravée

La réussite du Plan d’action pluriannuel relatif à l’habitat dans les équipements touristiques (dit plan HP, pour Habitat permanent) repose sur l’adhésion volontaire detous les partenaires, en particulier celle des communes et des gestionnaires des domaines. Le refus de ces derniers suffit à empêcher une commune de mettre en œuvre le plan HP surson territoire. C’est, par exemple, le cas de la ville de Binche.

28-07-2005 Alter Échos n° 148

La réussite du Plan d’action pluriannuel relatif à l’habitat dans les équipements touristiques (dit plan HP, pour Habitat permanent) repose sur l’adhésion volontaire detous les partenaires, en particulier celle des communes et des gestionnaires des domaines. Le refus de ces derniers suffit à empêcher une commune de mettre en œuvre le plan HP surson territoire. C’est, par exemple, le cas de la ville de Binche.

« Le propriétaire du camping de Binche-Plage refuse d’adhérer au plan, explique le bourgmestre André Navez. C’est un obstacle. Un autre problème est ladiscordance qui règne entre la Région wallonne et le fédéral. La Région veut interdire la domiciliation, mais le fédéral nous oblige à accepterles demandes de domiciliation des résidents dans les campings. Nous en avons refusé une et le fédéral nous a rappelés à l’ordre. Il y a de gros débatsau sein des communes à ce sujet. »

Pour notre interlocuteur, cette différence d’interprétation contrarie tout projet. « La Région wallonne propose un plan, mais pour nous, tant qu’elle n’arrive pasà un accord avec le fédéral, rien n’aboutira. Ce point a été soulevé lors des tables rondes organisées en mars par la Région. Cettedernière s’est engagée à rencontrer le fédéral. Depuis, on attend toujours. Pour le moment, nous négocions avec le propriétaire pour résoudrecertains problèmes. Ainsi, il n’y a plus de dépôts sauvages à la limite du camping et le ramassage des immondices s’organise. Nous sommes arrivés aussi à uncompromis avec le propriétaire pour limiter l’accès au camping : nous exigeons qu’il respecte les normes de salubrité et d’équipements. »

« Idéalement, conclut André Navez, il faudrait mettre en place un système qui empêche de relouer les caravanes une fois que quelqu’un part. Maintenant, unequestion demeure : celle du relogement des personnes. Elle est d’autant plus aiguë qu’il est difficile de repositionner ces personnes dans un habitat normal. »

1. Hôtel de ville, Grand’Place à 7130 Binche, tél. : 064 23 05 01, fax :064 23 05 09.

Baudouin Massart

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