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Un enfant dans le vent

Pauvreté infantile : les communes en première ligne

15 octobre 2019 Pierre Jassogne

La Fédération des CPAS et la Fondation Roi Baudouin organisaient ce 14 octobre une journée consacrée à la pauvreté infantile. Moyen de rappeler le rôle essentiel des communes pour agir auprès des citoyens les plus jeunes. 

En Belgique, un enfant sur six est en situation de pauvreté. Quant au taux de déprivation – à savoir l’indicateur qui mesure les difficultés quotidiennes des enfants (éducation, alimentation, santé, loisirs…), il est d’environ 15 %, selon une étude réalisée par la Fondation Roi Baudouin par Frank Vandenbroucke et Anne-Catherine Guio. Un taux supérieur à celui des pays voisins. Cette moyenne belge recouvre de fortes disparités entre régions. Sans surprise, la Flandre se positionne dans le groupe des pays les plus performants, à l’instar des pays nordiques, de la Suisse ou de la Slovénie. Avec 25 %, la Wallonie partage le même taux de déprivation que celui de Malte, de la Pologne ou du Royaume-Uni. Bruxelles occupe pour sa part une position extrême, avec des niveaux très élevés de pauvreté monétaire.

Face à ces réalités, les communes se situent à un niveau crucial pour toucher les enfants exposés au risque de pauvreté. Les auteurs de l’étude ont identifié plusieurs leviers d’action locale : accroître les perspectives d’emploi des parents isolés et peu qualifiés, augmenter le niveau de vie des ménages, protéger les enfants des effets négatifs de la déprivation et offrir des opportunités de développement à tous les enfants. Sur le terrain, de nombreuses initiatives ont vu le jour dans les communes dans les domaines du logement, de la petite enfance, de l’éducation, de la santé, de la culture ou des loisirs afin de répondre à ce défi.

 

A propos de l'auteur(e)

Pierre Jassogne

Pierre est devenu journaliste en 2010 après des études en lettres lors desquelles il se passionne pour les rapports entre littérature et presse. Enfant, il voulait déjà devenir journaliste et se revoit très bien ennuyer parents et voisins en faisant des interviews avec un enregistreur Fisher Price à cassette avec micro incorporé pour un journal parlé imaginaire. Bref, il avait ce métier dans le sang, mais à la naïveté de ses premiers pas dans ce métier, sa conception du journalisme a rapidement évolué : au début, il était dans le flux de l’info, de l’événement, du scoop à tout prix, mais a très vite décroché pour tenter d’autres voies à l’instar de sa collaboration avec Alter Échos commencée en 2012. Selon Pierre, le journalisme doit être dans les marges du réel, en refusant l’évidence, en allant au-delà de ses propres convictions aussi, en se frottant aux contrastes du monde, mais en y puisant chaque fois une certaine expérience des hommes, des choses, à travers des visages ou des sensations. Idem pour le social : au-delà des politiques menées, des subsides octroyés, des noms de ministres, il en va davantage du témoignage d’un engagement, d’une conviction portée par des citoyens, souvent anonymes, pour rendre ce monde un peu plus juste, un peu plus vrai. « Comme journaliste, on tente de rendre audibles ces preuves de résistances humaines face au discours inquiétant de la financiarisation à outrance, du populisme politique ou de la numérisation sans visage ». « Se reposer ou être libre », disait le philosophe grec Thucydide, quatre siècles avant notre ère. Face à la montée de l’insignifiance, il en va de même pour le journalisme, même si la tâche est grande, difficile, mais néanmoins stimulante et passionnante.

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