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Paris à rebours

À Paris, Bruxellois et Franciliens se réunissaient à l’initiative de la Cocof pour réfléchir à l’identité plurielle de leurs territoires, aux dispositifs à mettre en place pour recréer du lien social avec des communautés qui se vivent parfois comme antagonistes.

2006. Des enfants de la chorale de l'école Houdon chantent "Douce France" en soutien aux sans-papiers

À Paris, Bruxellois et Franciliens se réunissaient à l’initiative de la Cocof pour réfléchir à l’identité plurielle de leurs territoires, aux dispositifs à mettre en place pour recréer du lien social avec des communautés qui se vivent parfois comme antagonistes. C’était un mois avant les attentats de Paris1.«En France, la cohésion sociale reste principalement portée par les pouvoirs publics et est moins en lien qu’en Belgique, avec le milieu associatif, ce qui fait que, dans l’accueil des réfugiés, par exemple, la mobilisation civile a été moins importante à Paris qu’à Bruxelles», reconnaît la déléguée générale du Forum européen pour la sécurité urbaine, Elizabeth Johnston, qui connaît bien les deux capitales. Mais depuis quelques années, le renforcement des liens de proximité fait également partie en France de l’intervention sociale, en faisant de plus en plus appel aux acteurs de terrain. «Les collectivités locales ne peuvent plus tout gérer, à la fois pour des questions financières, mais aussi pour des questions de pertinence. Les municipalités se rendent de plus en plus compte qu’elles ont besoin d’adapter constamment leur dispositif à la spécificité des publics qui sont rencontrés, avec des attentes de la société civile de plus en plus complexes.»Tout le travail de Laure Monchauzou, c’est d’éviter à ces populations d’être littéralement chassées du jour au lendemain. «Mais ...

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À Paris, Bruxellois et Franciliens se réunissaient à l’initiative de la Cocof pour réfléchir à l’identité plurielle de leurs territoires, aux dispositifs à mettre en place pour recréer du lien social avec des communautés qui se vivent parfois comme antagonistes. C’était un mois avant les attentats de Paris1.«En France, la cohésion sociale reste principalement portée par les pouvoirs publics et est moins en lien qu’en Belgique, avec le milieu associatif, ce qui fait que, dans l’accueil des réfugiés, par exemple, la mobilisation civile a été moins importante à Paris qu’à Bruxelles», reconnaît la déléguée générale du Forum européen pour la sécurité urbaine, Elizabeth Johnston, qui connaît bien les deux capitales. Mais depuis quelques années, le renforcement des liens de proximité fait également partie en France de l’intervention sociale, en faisant de plus en plus appel aux acteurs de terrain. «Les collectivités locales ne peuvent plus tout gérer, à la fois pour des questions financières, mais aussi pour des questions de pertinence. Les municipalités se rendent de plus en plus compte qu’elles ont besoin d’adapter constamment leur dispositif à la spécificité des publics qui sont rencontrés, avec des attentes de la société civile de plus en plus complexes.»Tout le travail de Laure Monchauzou, c’est d’éviter à ces populations d’être littéralement chassées du jour au lendemain. «Mais ...

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À Paris, Bruxellois et Franciliens se réunissaient à l’initiative de la Cocof pour réfléchir à l’identité plurielle de leurs territoires, aux dispositifs à mettre en place pour recréer du lien social avec des communautés qui se vivent parfois comme antagonistes. C’était un mois avant les attentats de Paris1.«En France, la cohésion sociale reste principalement portée par les pouvoirs publics et est moins en lien qu’en Belgique, avec le milieu associatif, ce qui fait que, dans l’accueil des réfugiés, par exemple, la mobilisation civile a été moins importante à Paris qu’à Bruxelles», reconnaît la déléguée générale du Forum européen pour la sécurité urbaine, Elizabeth Johnston, qui connaît bien les deux capitales. Mais depuis quelques années, le renforcement des liens de proximité fait également partie en France de l’intervention sociale, en faisant de plus en plus appel aux acteurs de terrain. «Les collectivités locales ne peuvent plus tout gérer, à la fois pour des questions financières, mais aussi pour des questions de pertinence. Les municipalités se rendent de plus en plus compte qu’elles ont besoin d’adapter constamment leur dispositif à la spécificité des publics qui sont rencontrés, avec des attentes de la société civile de plus en plus complexes.»Tout le travail de Laure Monchauzou, c’est d’éviter à ces populations d’être littéralement chassées du jour au lendemain. «Mais ...

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Pierre Jassogne

Pierre Jassogne

Journaliste (social, justice)

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