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Novlangue : les perles de la rédaction

Les journalistes d’Alteréchos sont régulièrement confrontés à des interlocuteurs qui pratiquent avec aisance la novlangue. Qu’ils soient du monde politique ou associatif. Florilège.

26-03-2015

La novlangue est à la base le nom donné à la langue officielle d’Océania dans le roman d’anticipation 1984 de George Orwell, pour  décrire une langue simpliste qui refuse toute subversion ou critique du pouvoir. Elle désigne aujourd’hui un jargon utilisé pour imposer en douceur des idées, à grand renfort d’euphémismes.

Les journalistes d’Alter Échos sont régulièrement confrontés à des interlocuteurs qui pratiquent avec aisance la novlangue. Qu’ils soient du monde politique ou associatif. Florilège. 

  •  Les familles déboutées de leur demande d’asile sont convoquées dans leur commune pour signer un « projet de convention » avec l’Office des étrangers, qui désigne en fait le document par lequel toute la famille s’engager à quitter le territoire belge dans le mois (lire Alter Échos, n°399, mars 2015 :La fin des familles en centres fermés, c’était juste un sursis).
  •  « Nous souhaitons travailler sur des transversalités horizontales et des transversalités verticales », déclarait récemment une ministre à Alter Échos.
  • Pour parler de la mégaprison de Haren, préférez le mot « village pénitentiaire ».
  • Quant à la prison de Marche-en-Famenne, elle est, selon la prose de la Régie des bâtiments de Marche, organisée comme une fleur :« La prison de Marche-en-Famenne est de type Ducpétiaux, c’est-à-dire constituée d’une série d’ailes rayonnant depuis un centre. Ce concept a toutefois été modernisé puisque le projet s’organise sur le schéma d’une fleur : le bouton et les pétales de la fleur, correspondant à la zone cellulaire, sont reliés au bâtiment d’entrée par un bâtiment central et une galerie couverte, représentant la tige. De part et d’autre de la “tige”, se trouvent les équipements communs hors zone cellulaire » 

 

Le secteur associatif est parfois friand de novlangue également

  • Ne dites plus sans-abri mais « amis de la rue ».
  • Ne dites plus bagarre mais « escalade asymétrique » ou « confrontation transversale ».

 

Pour aller plus loin : 

Lire : Alter Échos, n°386, 14 juillet 2014, Edito :« Changer les mots ne change pas les maux »

Fil Infos, 24 mars 2015, Novlangue:décortiquer les mots du pouvoir             

Écouter : la chronique de Cédric Vallet sur la novlangue dans l’émission Presse Purée sur Radio Panik (43′ )

 

Manon Legrand

Manon Legrand

Coordinatrice Alter Échos, journaliste (social, logement, environnement)

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