Partager par e-mail Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur LinkedIn Partager sur Google+ Impression
Environnement

Nos Pilifs expérimente l’éco-digesteur

11 novembre 2015 Pierre Jassogne

Au cœur du parc d’activités de Neder-Over-Hembeek, la ferme Nos Pilifs entame une véritable révolution dans la gestion des déchets des entreprises, avec la mise en place d’un éco-digesteur, une machine qui transforme directement à la source des restes alimentaires en engrais biologique.

Depuis longtemps maintenant, la ferme Nos Pilifs ne cesse de mener des efforts dans le tri des déchets, la consommation de produits recyclables ou la gestion des énergies et de l’eau, en misant sur les synergies avec les entreprises à proximité et en favorisant l’économie circulaire. Dans l’avenir, la ferme bruxelloise n’entend pas baisser la garde. Dans ses cartons depuis deux ans, un projet ambitieux, soutenu par Ecores notamment, avec la réalisation d’un système de collecte et traitement des déchets alimentaires en provenance de différents établissements situés à proximité du parc d’activités de Neder-Over-Hembeek, tels des traiteurs, des maisons de repos, l’hôpital militaire Reine Astrid, ou le campus Solvay. La collecte et le traitement seront directement effectués par la ferme.

Quant aux déchets, ils seront traités dans un éco-digesteur. Cette machine permet, par une augmentation de température jusqu’à 70°C, par un brassage des déchets alimentaires, la réduction de ceux-ci jusqu’à 10 % de leur volume ainsi que la production d’un engrais, en moins de 24 heures, sous l’action d’une fermentation accélérée. « En tout, deux machines d’une capacité de 100 kg seront nécessaires pour pouvoir traiter la quantité de déchets produite chaque semaine par les partenaires de la zone d’activités, prenant part à ce projet », explique Benoît Ceysens, directeur de la ferme Nos Pilifs. En effet, en faisant fonctionner les éco-digesteurs cinq jours par semaine, 2000 kilos de résidus pourront être traités de manière hebdomadaire, ce qui donnerait un gisement annuel d’environ 108 tonnes de déchets alimentaires, en provenance des entreprises situées sur les zones d’activité économique de Neder-Over-Hembeek, grâce à la mise en place d’un système de récoltes des containers des sociétés par les travailleurs de la ferme.

Le système existe et est déjà exploité en France sur un modèle similaire, mais à Bruxelles, ce serait une première, d’où la volonté de la ferme Nos Pilifs de faire de ce projet de gestion des déchets un cas d’école. « Si le système fonctionne, l’idée est d’en faire un modèle exploitable à l’échelle d’autres parcs d’activités, sur une plus grosse chaîne de gestion de déchets, avec pourquoi pas, pour notre ferme, la création d’un parc à matière », poursuit Benoît Ceysens.

Le projet est encore à l’étude et attend encore une série d’autorisations, notamment de l’IBGE, pour être définitivement opérationnel. Quoiqu’il en soit, on sait que l’investissement total pour l’équipement et l’infrastructure reviendrait à 81.629 €. Le coût opérationnel annuel serait de 11.701 €/an. En facturant les entreprises à 0,19 €/kg pour la collecte de leurs déchets alimentaires, et en revendant l’engrais à 0,25 €/kg, le temps de retour sur investissement serait normalement de trois ans pour la ferme Nos Pilifs.

Pssssttt, cher.chère visiteur.euse du site d’Alter Échos !!!

Sache que ta présence sur notre site nous réjouit. Sache aussi que nous sommes heureux que vous soyez si nombreux.ses à nous suivre sur le web. Nous avons choisi de mettre en accès libre une grande partie de nos articles … pour le partage & pour répondre à notre mission d’éducation permanente. Mais produire une information de fond & de qualité implique un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous à nos revues !

A la Une